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  • Les centristes doivent éviter de jouer à perdant-perdant


    Dans une situation donnée où la coopération entre des personnes d’un même groupe est le meilleur moyen pour que tout le monde soit sûrement gagnant, la tentation est également forte que chacune des personnes estime qu’elle possède une forte chance de pouvoir remporter la partie toute seule et se lance alors dans une démarche solitaire. Mais, dans ce cas de figure, bien connu en psychologie, si toutes ces personnes décident de se lancer dans cette démarche solitaire pour faire triompher leurs propres intérêts respectifs, elles vont toutes perdre en même temps et, en plus, faire perdre le groupe.

    La stratégie gagnante issue de la coopération entre tout le monde se transforme en fin de compte en stratégie perdante pour tout le monde issue de l’intérêt personnel de chacun. De gagnante-gagnante, la situation devient perdante-perdante. Voilà ce qui va certainement survenir au Centre si ses différentes figures médiatiques jouent uniquement leur intérêt personnel et non l’intérêt du Centre et du Centrisme dans la refondation du Centre et dans la course à l’Elysée qui vient de s’ouvrir.

    La cacophonie dont on vient de voir les prémisses où tout le monde se tire dans les pattes, de Jean-Louis Borloo à François Bayrou en passant par Hervé Morin fera comme victimes certaines, le Centre et les centristes. Car, aujourd’hui, aucune personnalité centriste, aucun parti centriste n’est en mesure de pouvoir envisager une victoire électorale tout seul. L’unique moyen est dans l’union des forces. Tous ceux qui prétendent le contraire sont soit des menteurs, soit des irresponsables ou les deux à la fois.

    Cette stratégie perdante-perdante est évidemment celle qu’aimerait voir émerger Nicolas Sarkozy et le futur candidat du Parti socialiste. Une lutte médiocre de petits chefs, quoi de mieux pour discréditer le Centre pour 2012. C’est d’ailleurs ce qu’escompte le chef de l’Etat après avoir humilié les centristes de la majorité présidentielle lors de la désignation du nouveau gouvernement. Un Centre affaibli et discrédité ne peut que faire son affaire.

    Du coup, si les leaders centristes ont le sens de la politique, le respect de leur famille de pensée et une ambition pour la France, on attend d’eux qu’ils s’entendent pour proposer une véritable alternative centriste au moment où les Français ont tant besoin de consensus, de solidarité et de responsabilité, trois des valeurs centristes nécessaires pour relever les défis majeurs qui se présentent au pays.

    Il leur faut donc bâtir une plateforme programmatique puis tous ceux qui le souhaitent se présenteront devant les militants centristes pour des primaires qui désigneront le candidat unique pour la présidentielle comme le propose sagement Jean Arthuis de l’Alliance centriste, seule façon de pouvoir peser sur cette élection, voire de la remporter. On veut croire que leurs ambitions personnelles légitimes ne sont pas destructrices de leurs idéaux centristes. Ou alors nous en serions au degré zéro de la politique. A la grande joie des ennemis du Centre.

     

    Alexandre Vatimbella

     

    Voir le site Le Centrisme

  • Les vrais rassembleurs du Centre s’appellent Jean Arthuis et l’Alliance centriste


    Le Centre est en ébullition depuis l’annonce du nouveau gouvernement Fillon. Les départs de leurs ministères de Jean-Louis Borloo et d’Hervé Morin, le premier n’ayant pas réussi à décroché Matignon, le second ayant été remercié par Nicolas Sarkozy, ont créé immédiatement un appel d’air qui était prévisible. Retrouvant leurs libertés de parole, les deux hommes se placent déjà en rassembleurs des centristes dispersés. Les voilà sur les mêmes terres que François Bayrou qui a aussitôt renouveler ses offres de service pour ce job.

    Et comme il était également prévisible et avait été expliqué ici, les tentatives de récupération des centristes ont débuté avec des appels du pied de la Gauche et les projets encore flous des présidents du Parti radical et du Nouveau Centre, à savoir s’ils veulent créer un centre vraiment indépendant ou s’ils souhaitent s’occuper d’un appendice centriste à l’ombre de l’UMP pour qu’il serve de réservoir de voix en 2012 à Nicolas Sarkozy. Certains avancent même que Jean-Louis Borloo, s’il parvenait à réaliser cette entreprise, serait récompensé après les prochaines présidentielles par le poste de premier ministre…

    Mais cette agitation médiatique autour de la récupération du Centre par celui-ci ou celui-là oublie les fondamentaux. D’abord, ni le Parti radical (ou les centristes de l’UMP), ni le Nouveau Centre, ni le Mouvement démocrate ne peuvent raisonnablement se poser en réceptacle légitime de tous les centristes. Depuis des années, ils jouent chacun la division du Centre sur fond de luttes de personnes.

    Ensuite et surtout, le seul homme politique du Centre qui s’est tenu réellement au milieu des mouvances centristes et a toujours et sans relâche appelé au rassemblement des centristes, de tous les centristes sans exception, s’appelle Jean Arthuis. Et c’est le parti qu’il a créé avec quelques uns, l’Alliance centriste, qui est le seul qui n’ait pas jeté d’anathèmes quelconques contre les autres partis centristes. Si l’on cherche la légitimité de la refondation du Centre, elle se trouve là et pas ailleurs.

    D’autant que l’Alliance centriste n’a aucune volonté hégémonique. Elle rassemble en son sein tous les centristes qui ont vu avec désespoir leurs leaders se déchirer et faire imploser un espoir politique pour la France. Ces militants n’attendent qu’une seule chose, que le Centre soit à nouveau uni dans sa diversité.

    Cependant, rassembler les centristes n’a pas de finalité en soi. Il faut rassembler les centristes pour réunir les Français autour d’un projet politique de gouvernement qui permettra de faire gagner la France et, donc, en retour, tous les Français. Ce projet politique – qui doit être porté par un candidat centriste unique en 2012 pour être crédible - est indispensable pour que les électeurs prennent les centristes pour des gens sérieux et responsables qui ont une vision ambitieuse pour une France forte, prospère, juste et équilibrée, et non pour des opportunistes qui n’auront qu’une idée en tête après le premier tour des présidentielles, monnayer leurs voix pour le second tour en échange de strapontins ministériels.

    Et c’est dès maintenant qu’il faut s’y mettre, sans arrière-pensées. Les valeurs du Centre le méritent. Surtout, les Français l’attendent.

     

    Alexandre Vatimbella

     

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