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politique

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Arrêtons de tenter le diable avant que sa queue nous fracasse

    Petite devinette: quelle est la différence entre Dieu et un humain?
    Dieu, lui, il sait qu’il n’est pas un humain.
    Camus disait, dans «L’Homme Révolté», «pour être homme, refuser d’être Dieu».
    Oui, nous savons que les espèces peuvent disparaître et que les civilisations peuvent s’effondrer suite à un phénomène naturel catastrophique mais aussi à cause de nous, les humains, de notre stupidité et de notre inconséquence.
    Oui, nous savons que nous ne pouvons pas régler tous les problèmes et nous continuons d’affirmer, devant les menaces qui s’amoncellent que nous trouverons bien, au dernier moment, une solution grâce à notre génie.
    Oui, nous savons que notre liberté est fragile et que la démocratie, système qui assure la plus grande dignité à ses membres peut être détruite, non seulement, pas ses ennemis extérieurs mais aussi et plus sûrement par ses ennemis intérieurs et nous continuons à leur tendre nos deux joues en espérant que les peuples dans leur grande sagesse qu’ils n’ont en réalité jamais eue, repousseront l’hydre avant qu’elle ne frappe.
     

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie peut-elle gagner son pari sur l’humain?

    Des Allemands en transe lors des apparitions en public d’Hitler, des Russes effondrés par la mort de Staline, des Chinois brandissant jusqu’à l’épuisement le petit livre rouge de Mao, nous avons tous ces images historiques perturbantes en tête et qui font froid dans le dos.

    Mais aujourd’hui quand on voit des Nord-Coréens faire les louanges de Kim Jon-Un, des Russes faire de même pour Vladimir Poutine et des Chinois extatiques à propos de Xi Jinping, un étrange malaise me prend.

    Et quand on entend des Américains nombreux affirmer que Donald Trump est proche du peuple, qu’ils le recevraient chez eux pour passer une bonne soirée autour d’une bière et d’un petit plat préparé maison, on se dit que ce ne sont pas seulement les peuples des dictatures et des autocraties, parfois contraints par la force ou la menace, voire la peur, à l’extase de leur dirigeant suprême qui posent problème et que, même dans les démocraties rôde l’infâme.

    Et ce ne sont que quelques exemples que l’on pourrait multiplier presque à l’infini.

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  • Un idiot à la Maison blanche ou quand la démocratie a réellement commencé à sombrer

    «Idiot», «crétin», «incapable», «dangereux», ce ne sont pas des adjectifs à nous, ni ceux d’opposants à Donald Trump mais ils sortent directement de la bouche de ceux qui travaillent avec lui à la Maison blanche.

    Il faut bien comprendre ce que cela veut dire quand vos conseillers affirment vous empêcher de faire des bêtises (comme provoquer une guerre), qu’ils vous cachent des choses, qu’ils refusent de transmettre vos ordres les plus inconséquents et qu’ils déclarent un peu partout que vous devriez être destitué.

    Dans le fauteuil du bureau ovale, se trouve assis l’homme le plus puissant des Etats Unis, la première puissance mondiale, la plus vieille démocratie du monde, et cet homme est un «moron», un «abruti» (toujours selon ses conseillers).

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  • Une Semaine en Centrisme. Mobilisation des partis centristes pour le «combat» des élections européennes de 2019

    Les centristes sont désormais sur le pont pour les prochaines élections européennes mais, plus important, encore, pour défendre l’Union européenne et mener le «combat» (terme qui revient constamment dans leurs propos) contre les nationalismes et les populismes mais, surtout, pour un approfondissement de cette union.
    D’Emmanuel Macron qui veut une large coalition d’un axe central pro-européen en France et en Europe à François Bayrou qui parle de combat essentiel en passant par Laurent Hénart (coprésident du Mouvement radical), Jean-Christophe Lagarde (président de l’UDI) ou Christophe Castaner (délégué général de LREM), tous sont monté au créneau ces derniers jours pour parler d’Europe.
    Et que disent-ils?

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Oui, il y a des idéologies que la démocratie doit combattre

    Ni Wei ou Lin, ni Mohamed ou Yasmine, ni Jacob ou Tal, ni Jean ou Marie, ni Mamadou ou Amina, ni Aarav ou Priya, ni Hiroki ou Yuka, ni tel ou tel être humain, ne sont ontologiquement anti-démocrates.

    Que ceux-ci soient blancs, noirs, jaunes, rouges, marrons ou mélangés ne les prédispose pas à porter en eux les gènes du totalitarisme.

    Qu’ils habitent l’Europe, l’Afrique, l’Asie, l’Amérique ou l’Australie n’implique aucunement qu’ils naissent admirateurs de chefs autocrates ou qu’ils nourrissent des pensées totalitaires.

    Aucun(e) n’est un(e) ennemi(e) de la démocratie a priori.

    Mais les idéologies auxquelles ils ou elles peuvent être exposés puis souscrire, qu’ils ou elles peuvent soutenir, qu’ils ou elles peuvent faire leur, elles, peuvent l’être.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie nécessite un peuple démocratique

    Sans cadre démocratique pas de démocratie, dit-on fort justement.

    Mais cette sorte de tautologie se double d’une autre: sans peuple démocratique pas de démocratie.

    Il ne suffit pas de décréter la démocratie, ni même de la mettre en place si le peuple refuse de l’appliquer.

    C’est d’autant plus vrai dans notre XXI° siècle commençant.

    Non seulement il faut un peuple qui adhère à l’idéal démocratique, à ses règles, à ses principes et à ses valeurs, mais un peuple qui pratique effectivement et concrètement la démocratie.

    Or, force est de constater que ce n’est pas toujours le cas, loin de là.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie, c’est le respect de l’humain

    On voit bien que les vieilles définitions de la démocratie ne fonctionnent plus depuis quelques années.

    Ce n’est pas parce qu’elles sont devenues obsolètes avec l’évolution des sociétés démocratiques mais parce qu’elles étaient déjà, à l’origine, déficientes ou partielles.

    Elles oubliaient l’élément fondamental: l’humain.

    Oui, je sais, beaucoup vont me dire que l’humain est partout dans ces définitions, d’Aristote à Rawls, de Spinoza à Rousseau, de Locke à Hegel.

    Mais, d’une part, cet humain demeurait très souvent désincarné, comme un critère ou une référence, un fondement objectivé plus qu’un sujet.

    Et, d’autre part, l’assise qui était choisie était ses droits (et ses devoirs) naturels ou non.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Trump ou comment s’en débarrasser?

    Depuis que Donald Trump a été en mesure de remporter la présidentielle, je n’ai cessé de parler du danger qu’il représente pour son pays, pour le monde et pour la démocratie.

    J’ai parfois eu l’impression de prêcher dans le désert et que l’on pouvait s’accommoder d’un personnage aussi «disgusting» (répugnant) à la tête de la première puissance mondiale.

    J’ai dit et redit qu’une des tâches essentielles des centristes étaient de se battre pour se débarrasser de ce populiste démagogique dont les travers et les défauts sont dénoncés partout.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Haro sur les centristes!

    Comment, en pratique, reconnait-on un pouvoir centriste?

    Par les attaques venues concomitamment de la Droite et de la Gauche.

    Et, à coup sûr, le président de la république française, son gouvernement et sa majorité parlementaire, au vu de la hargne des gauchistes et des droitistes, sont bien centristes!

    L’été qui vient de s’achever et la «rentrée» politique en sont encore la preuve éclatante.

    Bien entendu, on n’attend pas autre chose des extrémistes populistes et démagogues comme Marine Le Pen et son Rassemblement national ou Jean-Luc Mélenchon et sa France insoumise.

    Que ce dernier veuille faire des élections européennes un «référendum démocratique anti-Macron» est une farce de la part du défenseur flamboyant du pouvoir chaviste au Venezuela et de son dictateur, Maduro, qui est en train de tuer son peuple et de l’affamer, provoquant un exil de millions de personnes.

    Mais les attaques, tout aussi virulentes, viennent également de la Droite et de la Gauche de «gouvernement», c’est-à-dire de LR et du PS.

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  • Macron, rempart contre les populismes européens?

    Quand Viktor Orban, le premier ministre hongrois, et Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, font d’Emmanuel Macron leur principal ennemi, ce dernier leur répond qu’ils ont «raison» en se posant comme défenseur d’une société ouverte et d’une Europe unie face à des populistes démagogues et extrémistes qui prônent un nationalisme étriqué et une xénophobie assumée tout en faisant peser de graves dangers sur la stabilité du continent et du monde.

    Depuis son arrivée sur la scène politique, une des constances de celui qui est devenu président de la république française, a été de défendre la démocratie libérale face à la montée des populismes de droite et de gauche.

    Pour cela, il s’est fait le chantre d’une mondialisation équilibrée, d’un approfondissement de l’Union européenne et d’une réforme sociale-libérale qui doit permettre à la France d’être en phase avec les défis du XXI° siècle et capable, à la fois, d’avoir en main son destin mais aussi d’être une puissance qui compte à l’international.

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