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  • Le Centre est du centre… sauf pour les imbéciles!


    La Droite est de droite. Seuls des imbéciles pourraient prétendre qu’elle est de gauche. Car, si c’était le cas, alors, elle s’appellerait… la Gauche! La Gauche est de gauche. Seuls les mêmes imbéciles pourraient prétendre qu’elle est de droite. Car si c’était le cas, alors, elle s’appellerait… la Droite.

    Ce sont pourtant ces mêmes imbéciles qui prétendent avec tout le sérieux ridicule que l’on connaît chez eus que le Centre est de droite sans que cette imposture n’émeuvent outre mesure la logique des doctes politologues et la raison de certains électeurs prêt à tout gober.

    Mais pourquoi débitent-ils cet oxymore? Ont-ils un problème de vision ou, tout simplement, sont-ils les anciens cancres des cours de géométrie?! Plus sérieusement, il s’agit d’intérêts idéologiques et électoraux.

    Pour les imbéciles de gauche qui le professent, il convient de décrédibiliser le Centre afin de s’approprier ses électeurs sociaux et pour les imbéciles de droite de justifier une mise sous tutelle tout en récupérant ses électeurs libéraux.

    Quant aux imbéciles du Centre qui le reprennent (eh oui, il en existe), il s’agit, soit de postuler à un strapontin gouvernemental, soit de défendre son siège d’élu, soit les deux à la fois. Sans parler de ceux qui se sont trompés de camp (ce qui n’est guère étonnant de la part d’imbéciles).

    Car ils confondent tout. Ils confondent positionnements politiques et alliances électorales.

    Qu’il y ait des points d’accord entre la Droite et le Centre est une réalité. Qu’il y en ait entre la Gauche et le Centre également. Car, pour paraphraser Raymond Aron, seul le Centre n’est pas un courant politique hémiplégique. Seul, il est sans attache clientéliste et au service de toute la communauté, embrassant l’ensemble du questionnement politique dans une démarche pragmatique et professant la pratique du juste équilibre.

    Quant on constate des proximités dans les idées et les visions, le terrorisme intellectuel de la Droite et de la Gauche est de s’en emparer à son profit.

    Mais, enfin, quand, sur certains points, la Droite et le Centre partagent des idées ou des valeurs, c’est bien la Droite qui se rapproche du Centre et non le contraire. Le tiraillement actuel de l’UMP entre extrême-droite et centre-droit en est une preuve éclatante. Même chose avec la Gauche. Les hésitations du PS entre l’extrême-gauche et le centre-gauche depuis des lustres en constituent une autre preuve.

    Bien entendu, dans une vision idyllique centriste, le Centre n’aurait pas besoin de faire des alliances électorales pour gouverner. Malheureusement pour lui, la réalité est toute autre. Du coup, les partis centristes font des compromis au service de leurs idées et de leurs valeurs afin d’apporter leur contribution au gouvernement de la France, ce qui est le but de toute formation politique responsable.

    Que ce soit avec la Droite ou avec la Gauche, l’histoire politique de la France, pour ne citer qu’elle, le démontre aisément.

    Qu’en 2012 le Centre décide de faire alliance avec la Droite ne signifie pas qu’il sera devenu de droite. Qu’il décide de s’allier avec la Gauche ne fera pas qu’il soit devenu de gauche. Ou, alors, il faudra dire, de même, que la Droite ou la Gauche est devenue du centre.

    On pourrait sourire de ce genre de discussions qui semblent surréalistes voire… imbéciles. Malheureusement, la pratique politique nous apprend qu’il suffit de marteler des contre-vérités pour qu’un jour elles deviennent, dans l’esprit de beaucoup, des évidences. Et ces contre ces fausses évidences que le Centre se bat depuis toujours. Dont celle-ci.

     

    Alexandre Vatimbella

     

    Voir le site Le Centrisme

  • Non, monsieur Villepin, vous n’êtes pas un centriste


    Mais pourquoi donc les médias écrivent et disent à tout bout de champ que Dominique de Villepin est un centriste? Où sont-ils allés chercher que l’ancien bras droit de Jacques Chirac, qui a fait la chasse aux centristes quand il était au pouvoir et qui a toujours raillé les idées et les positions centristes, était devenu, tout à coup, un homme du Centre?

    On comprend que Villepin voit dans ce positionnement un intérêt électoral, lui qui ne parvient pas à dépasser les 7% dans les sondages. Il lui faut un lieu politique pour exister et pourquoi pas au centre.

    Mais, ce faisant, sa présentation comme centriste brouille l’image et le discours du Centre, enlève des voix importantes à ce dernier et le fait apparaître comme un lieu où se regroupent les opportunistes. Désastreux.

    Le problème du Centre est que sa faiblesse actuelle permet toutes les OPA hostiles. Celle de Dominique de Villepin en est une. Moins incongrues mais toutefois problématiques sont les redécouvertes par François Bayrou et Jean-Louis Borloo de leur centrisme alors que l’un voulait être à la base d’un grand mouvement social-démocrate et que l’autre rêvait de devenir premier ministre d’un gouvernement de droite.

    Bien sûr, la liberté d’expression permet de dire ce que l’on veut et le Centre n’étant pas une personne physique ou morale ne peut intenter une action en justice pour demander que les faux centristes ne puissent s’accaparer son étendard.

    Ce qu’il faudrait – et qui permettrait de faire la chasse aux contrefaçons – c’est de diffuser largement le corpus des valeurs et des idées centristes afin de décourager ceux qui voudraient simplement se positionner au centre et de démontrer que les opportunistes qui s’y sont incrustés, sont loin de les partager.

    Evidemment, cela ne fermerait pas la porte à ceux qui se seraient convertis au centrisme, ni à ceux qui reviendraient au bercail (comme Borloo et Bayrou, s’ils sont sincères). Tous ceux là sont les bienvenus. Et le Centre étant l’espace le plus libre de la politique, il ne peut que se féliciter de tous ceux qui le rejoignent.

    Néanmoins, parasité depuis toujours par l’opportunisme, il ne peut accepter que l’on se dise centriste sans rien partager de son humanisme, de son universalisme, de sa responsabilité, de son consensus et de son pragmatisme.

    Si l’on applique cette grille, non, monsieur de Villepin, vous n’êtes décidément pas un centriste. Mais nous serions heureux de vous accueillir quand vous le serez devenu…

     

    Alexandre Vatimbella

     

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