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L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Centre, Centrisme, Centriste, trois stars de 2017

Qu’est-ce que le Centre? Le Centrisme est-il une bonne politique? Qui est centriste?

C’est trois questions et bien d’autres ont rythmé la vie des médias, la réflexion des politistes et la conversation des gens au cours de l’année 2017 en France, bien sûr, avec l’élection d’Emmanuel Macron mais aussi partout ailleurs où la victoire de ce dernier a intrigué, réjoui ou attristé ainsi que, bien sûr, aux Etats-Unis où la défaite d’Hillary Clinton a posé la question de la pertinence du positionnent politique du Parti démocrate face à Donald Trump.

Des questions pour trois mots stars qui ont surgi tel des météorites dans le paysage politique alors même que l’on était prêt à ne parler que d’extrémisme, de radicalité, de populisme, de démagogie, voire de démocratie illibérale ou de république autoritaire.

Grâce à aux, on continue de parler d’humanisme, de progrès, de société ouverte, d’Europe unie et de mondialisation équilibrée.

Mais si Centre, Centrisme et centriste ont été sur les lèvres de tous, ce n’est pas toujours pour en dire du bien, loin de là!

Au-delà de l’existence même du Centre qui est une question qui semble bien loin maintenant (mais n’en doutons pas qui réémergera un jour…), c’est celle du Centrisme qui est surtout discutée.

Ainsi, les opposants de tout ce qui est centriste se sont désormais focalisés sur la vacuité de celui-ci ou sur son incapacité à gouverner un pays et/ou à trouver des solutions aux problèmes actuels comme le chômage, le réchauffement climatique, les tensions internationales, la lutte contre le terrorisme, etc.

Et, toujours, de présenter les centristes comme des gens sans consistance politique réelle venant plutôt de droite mais un peu de gauche aussi (ce qui est nouveau).

Cependant, il faut le dire avec une certaine jubilation, tous les adversaires résolus du Centre et du Centrisme qui s’amusaient à le nier, l’enterrer et l’insulter, ont pris un coup sur la tête en 2017.

On entend bien, ici ou là, quelques politiciens ou intellos de second ordre s’attaquer à la réalité politique mais leur voix sont peu audibles ou peu crédibles.

Pour autant, les centristes ne doivent pas crier victoire ou croire que leur heure a sonné éternellement.

Non pas à cause des attaques extérieures qui n’ont jamais réussi à tuer le Centre et le Centrisme depuis sa naissance lors de la Révolution française, mais bien par ceux qui, à tort ou à raison, s’en réclament.

Car les menaces sont bien plus internes avec la désunion des centristes, le dévoiement des valeurs du Centrisme et l’opportunisme de certains qui se déclarent du Centre sans en avoir jamais été.

Comme toute pensée politique – on le voit actuellement avec le socialisme ou le gaullisme en France –, le Centrisme a plus à craindre de ce que vont en faire ceux qui s’en réclament que ceux qui le critiquent.

De ce point de vue, l’année 2017 a été une bonne surprise.

Ainsi, Emmanuel Macron a développé tout un agenda centriste et son bilan est globalement positif.

Et les sondages en la matière (dont il faut se méfier et questionner la fiabilité qu’ils soient bons ou mauvais) semblent le confirmer.

Même chose du côté de La république en marche, du Mouvement démocrate de François Bayrou, malgré quelques couacs inévitables pour des formations qui, ne l’oublions pas, n’avaient jamais été au pouvoir.

Sans oublier la réunification du Parti radical après quarante-cinq ans de brouille et ceci grâce à la victoire de Macron, à la victoire du Centre.

En revanche, la farce de l’UDI avec ses petits chefaillons qui se tapent dessus et leur désastreux comportement lors des dernières élections présidentielles et législatives, donne une image pour le moins négative et montre ce qu’il peut y avoir de pire chez certains qui se revendiquent comme centristes.

C’est la raison pour laquelle il convient de demeurer vigilant et combatif pour que ces trois mots demeurent en 2018 en haut de l’affiche.

Espérons que l’expression «axe central» les rejoindra.

 

 

 

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