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  • Seul Jean Arthuis veut vraiment une refondation de toute la famille centriste


    Soudainement, les choses sont devenues d’une grande clarté et les masques ont commencé à tomber les uns après les autres. L’initiative de Jean Arthuis de créer une Confédération Centriste entre l’Alliance centriste qu’il préside et le Nouveau centre d’Hervé Morin a permis de dévoiler plus rapidement qu’on pouvait le penser, les arrière-pensées et les positions de chacun des leaders centristes et de leurs troupes.

    Et tout cela démontre une évidence: le seul à vouloir vraiment et honnêtement une refondation de toute la famille centriste est Jean Arthuis. Pour beaucoup, ce n’est pas une découverte. Cependant, les grandes envolées unitaires de ces derniers temps, venus d’un peu partout de la galaxie centriste semblaient signifier que l’époque du chacun pour son égo personnel était révolue. Malheureusement, non!

    Ainsi, Hervé Morin et Jean-Louis Borloo, qui lorgnent tous deux vers la présidentielle, souhaitent réunir des centristes contre la Gauche et pour la Droite, espérant monnayer – ou l’ayant déjà fait! – leurs voix du premier tour au candidat de la Droite pour un gros lot ministériel. François Bayrou veut réunir des centristes contre la droite dans l’espoir invraisemblable de gagner la présidentielle tout seul ou, en désespoir de cause, afin de monnayer ses voix au candidat de la Gauche contre le même gros lot. Jean Arthuis, lui, veut réunir tous les centristes… pour le Centre!

    Quant aux troupes de fidèles du Nouveau centre au Mouvement démocrate en passant par le Parti radical, de François Sauvadet à Marielle de Sarnez en passant par Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy, Laurent Hénart, et quelques autres, leurs rôles est de rouler pour leur poulain (qui n’est pas toujours celui de leur propre parti!) en détruisant ce que fait son concurrent direct. Il a suffi qu’Hervé Morin mette sur pied la Confédération Centriste avec Jean Arthuis pour que Sauvadet et Lagarde, pourtant Nouveau centre, se répandent en déclarations incendiaires contre celle-ci pour promouvoir le leadership de Jean-Louis Borloo. Belle manière de défendre une refondation du Centre sans exclusive!

    Au Parti radical, dont les discours ont été proches des insultes et d’une suffisance assez étonnante pour une formation qui n’est plus qu’un petit parti associé dans une grande formation politique et qui ne représente qu’un pourcentage infime de voix aux élections, on s’aperçoit nettement que l’on continue à rouler pour Nicolas Sarkozy. La candidature de Jean-Louis Borloo sera, au mieux, une façon de se faire remarquer par l’hôte actuel de l’Elysée afin de récupérer Matignon en 2012, au pire, d’avoir été téléguidée par le président de la république avec comme récompense pour service rendu… Matignon en 2012!

    Du coup, ni au Nouveau centre, ni au Parti radical, ni au Mouvement démocrate, on ne veut une vraie refondation du Centre. Bien sûr, il faut jurer que l’on est en faveur de celle-ci mais pour mieux la torpiller.

    Faut-il en déduire que toute réunion de la famille centriste va être impossible? Non. Mais elle risque de n’être qu’un faux-semblant et, surtout, être incapable de concerner tous les centristes. Si la logique d’exclusion pratiquée par les leaders du Parti radical, du Nouveau centre et du Mouvement démocrate prévaut, alors nous aurons, au mieux, une confédération a minima réunissant les centristes de la majorité présidentielle et un Mouvement démocrate aux deux extrêmes du paysage centriste et au centre du Centre, l’Alliance centriste. C’est-à-dire, peu ou prou, ce que nous avons aujourd’hui…

    A moins que les leaders centristes sachent lire les sondages et écouter leurs militants et leurs électeurs. Alors, une vraie refondation sera possible. En politique, l’espoir n’est pas un vain mot.

     

    Alexandre Vatimbella

     

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  • Barack Obama installe sa vision centriste lors de son discours sur l'état de l'Union


    Le traditionnel «State of the Union speech», discours sur l’état de l’Union, que tout président des Etats-Unis se doit de prononcer au mois de janvier depuis 222 ans afin de donner le contenu et la direction de sa politique pour l’année à venir, a été, pour Barack Obama, l’occasion de promouvoir à nouveau sa vision centriste de la politique. Il faut dire qu’il peut, désormais, avancer beaucoup plus à découvert depuis que les démocrates ont perdu la majorité à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat en novembre dernier.

    Car il lui faut montrer sa capacité consensuelle que personne ne peut plus lui reprocher. Tous ceux qui parlent d’une nouvelle posture politique sont dans l’erreur et dans la totale méconnaissance du positionnement politique de l’actuel pensionnaire de la Maison Blanche que pourtant il a constamment rappelé et défendu.

    Pendant sa campagne électorale et dans les premiers mois de sa présidence, Barack Obama n’a eu de cesse de mettre en avant les valeurs centristes de pragmatisme, de consensualisme, d’équilibre et d’humanisme, valeurs qui ont été vilipendées par la gauche du parti démocrate et la droite du parti républicain.

    Des campagnes de dénigrement ont même réussi à faire croire à la Gauche qu’il était un néolibéral et à la Droite qu’il était un socialiste! Barack Obama se trouvait alors dans l’impossibilité de se faire entendre à ce sujet tellement le matraquage était intensif, notamment de la part de l’extrême-droite républicaine.

    Néanmoins, les Américains ont toujours gardé une confiance en l’homme même s’ils critiquaient son action. Ses victoires législatives au cours des deux derniers mois de 2010 lui ont permis, non seulement, de reprendre la main mais aussi de démontrer son positionnement centriste, ce qui lui a valu un regain de popularité chez les électeurs indépendants dont la majorité se positionne au centre de l’échiquier politique.

    Dans son discours devant le Congrès des Etats-Unis mardi soir, centré sur l’emploi, Barack Obama a demandé aux Américains de dépasser leurs clivages politiques pour travailler ensemble afin de relever l’énorme défi de la modernisation du pays. De même, il en a profité pour, de nouveau, tendre la main à tout le monde politique, démocrates, républicains et indépendants, afin de faire avancer les réformes nécessaires de cette modernisation. Et comme d’habitude, il s’est dit preneur de toutes les bonnes idées, peu importe de quel bord politique elles viendraient.

    La presse américaine et mondiale a parlé d’un «recentrage». Peu importe, en définitive, que ce soit un nouveau rappel de son centrisme si, une bonne fois pour toutes, elle a enfin compris que les valeurs et l’agir de Barack Obama sont profondément centristes.

     

    Alexandre Vatimbella

     

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