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L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. L’Etat doit être un outil au service des citoyens

Pour le Centrisme, l'Etat n’est ni un Léviathan, ni un danger, ni une mère nourricière mais un outil indispensable pour délivrer un service public afin d’organiser la société au mieux et au profit unique des citoyens dans une logique d’efficacité maximum.

D’où, on le comprend aisément, le besoin de le réformer en France…

D’ailleurs, les Français sont toujours d’accord avec cet impératif et un dernier sondage le confirme (81% sont pour une baisse de la dépense publique que 64%% estiment trop importante et 56% pour une baisse du nombre de fonctionnaires).

Mais l’on sait bien que la réforme de l’Etat est mise en avant par tous les gouvernements depuis des lustres et soutenue par les citoyens jusqu’à ce que l’on entre réellement dans le concret où, tout d’un coup la machine se grippe et chacun des acteurs trouve des motifs impérieux pour ne pas agir ou agir ad minima, voire à se plaindre de ce qu’il a pourtant promis ou demandé!

Même la Cour des comptes qui fustigent sans cesse la dépense publique trop élevée fait ensuite des rapports pour dénoncer le dysfonctionnement des administrations et de leur mission de service public à cause d’un manque de moyen…

C’est un peu le mal français de tout reprocher à l’Etat mais de tout lui demander et de fustiger ses manques de moyen tout en voulant payer moins d’impôts.

Néanmoins, Emmanuel Macron a été élu en partie sur la promesse d’une véritable réforme de l’Etat et l’on attend de lui qu’il la remplisse.

Bien entendu, celle-ci doit inclure une baisse des dépenses publiques (56% du PIB aujourd’hui) et du nombre de fonctionnaires tout en évitant que les services publics essentiels faillissent à leur mission.

Cette apparente quadrature du cercle peut trouver sa résolution dans une réorganisation du fonctionnement des administrations et une réorientation des missions de l’Etat ainsi que leur concentration sur l’essentiel.

Sans en revenir à la vision conservatrice, reprise par l’ultralibéralisme, où l’Etat ne doit s’occuper que de la police intérieure et de la défense du pays face aux menaces extérieures, il est évident que son omnipotence actuelle ne correspond pas à une société de liberté et de responsabilité que souhaitent le Centre et le Centrisme.

On comprend bien qu’il doit s’occuper de solidarité et d’organiser certaines activités comme l’éducation et la santé (face à un secteur privé nécessaire) mais il est aussi évident que le secteur privé, voire en partenariat avec les collectivités territoriales, doit prendre le relais dans nombre de missions remplies aujourd’hui par l’Etat.

De même, la notion de productivité, tant décriée par les syndicats alors même qu’il ne s’agit ici que de la meilleure manière de remplir une mission du mieux possible avec les moyens adéquats, doit être généralisée avec l’idée que ceux qui en font plus pour faire fonctionner l’Etat correctement doivent pouvoir en tirer un profit personnel grâce à la méritocratie dans un contrat gagnant-gagnant.

En outre, on peut tout à fait conceptualiser le fait que certaines missions de l’Etat soient limitées dans le temps alors même que la création d’une nouvelle administration ou d’un nouvel établissement public semble être faite pour l’éternité même quand leur existence ne se justifie plus.

En avril prochain, l’ensemble des ministères présenteront leurs propositions pour rendre l’Etat plus efficace et moins dépensier.

On attend avec impatience les mesures préconisées et celles que retiendront le Président de la république et le Premier ministre.

 

 

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