Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Quand le mot «responsabilité» signifie quelque chose pour les centristes

Tout comme Barack Obama ne s’est jamais caché derrière quelqu’un ou quelque chose lorsqu’il était critiqué et/ou mis en cause, Emmanuel Macron a martelé hier que si l’on cherchait un responsable dans l’«affaire Benalla», c’était à lui qu’il fallait s’adresser.

Je n’irai pas plus loin dans ce cas présent et l’on verra, au cours des diverses enquêtes diligentées, s’il s’agit vraiment d’une «affaire» ou d’un simple fait divers très regrettable ainsi qu’où se trouvent les fautes et les manquements et de quels ordres ils ont été.

Mon propos, ici, est de parler de cette fameuse responsabilité dont tous les hommes et toutes les femmes politiques l’ont continuellement à la bouche et qu’ils balancent aussi sec à la poubelle à chaque fois que la leur est mise en cause.

Sauf les centristes ou, en tout cas, ceux qui ont une haute conscience de la mission qui leur a été confiée et du poste qu’ils occupent.

Rappelons-nous comment Donald Trump ment quotidiennement pour déclarer son irresponsabilité dans toutes les affaires qui le cernent et comment ils accusent les autres, tous les autres, ses ennemis comme ses amis politiques.

Rappelons-nous que madame Le Pen, qui n’a que des superlatifs assez forts pour parler de l’«affaire Benalla», est, non seulement, une admiratrice de monsieur Trump qu’elle a essayé vainement de rencontrer à New York, mais aussi qu’elle a été reconnue coupable d’avoir détourné de l’argent que lui réclame aujourd’hui le Parlement européen alors qu’elle clame, contre l’évidence même de faits avérés, qu’elle n’est qu’une «victime», refusant d’endosser sa responsabilité.

Rappelons comment monsieur Mélenchon parle de «Watergate français» à propos de l’«affaire Benalla», oui, lui, l’admirateur de monsieur Maduro, successeur de monsieur Chavez, ces deux hommes qui ont tué des centaines d’opposants et qui ont conduit leur pays, le Venezuela, à l’écroulement et qui, cette année, selon le FMI, connaîtra une inflation d’un million de pour cent, oui, vous avez bien lui, un million, et un recul de son PIB de 18%, avec un peuple qui ne mange plus à sa faim et qui ne peut plus se faire soigner.

Où est le «Watergate», monsieur Mélenchon, chez monsieur Macron ou chez vos amis, messieurs Maduro et Chavez, où est votre responsabilité, vous qui ne les avez jamais critiqués?

Quant aux membres de LR et du PS qui crient au scandale, ils ont certainement oublié ceux avérés et qu’ils ont couverts sans vergogne lors des présidences de messieurs Mitterrand (en particulier les écoutes téléphoniques), Chirac (les multiples malversations lors de son passage à la mairie de Paris) et Sarkozy (l’argent venu de chez madame Bettencourt et du colonel Kadhafi).

Où était alors leur responsabilité et leur indignation?

Oui, la république doit rechercher l’exemplarité et la démocratie doit lutter contre ceux qui croient qu’ils ont des passe-droits.

Oui, il faut sanctionner les comportements de tous ceux qui s’affranchissent des règles.

Oui, il faut que les politiques assument leurs actes.

Alors, quand Emmanuel Macron dit tout cela, au lieu de vociférer, tous ceux qui, dans le monde politico-médiatique, ont oublié de le faire avant et oublient encore de le faire aujourd’hui pour des «affaires» bien plus réelles et graves devraient avoir deux mots dans leur pense-bête: dignité et décence.

                    

 

Écrire un commentaire

Optionnel