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centrisme du juste équilibre

  • Réformer et être réélu ne sont pas forcément contradictoires!

    Tournant le dos à l’immobilisme conservateur et à la destruction nihiliste qui ne font jamais avancer le développement équilibré d’une société, le Centrisme est une pensée politique résolument réformatrice.

    Pour autant, force est de constater que, dans les pays démocratiques, les réformes indispensables qui doivent être initiées, semblent se fracasser systématiquement, les unes après les autres, sur le mur indestructible du temps électoral.

    Beaucoup trop souvent, les promesses démagogiques et la peur de l’échec aux prochaines élections prennent le pas sur la responsabilité et le courage politiques, seuls à même de les mener à bien. Et les élus en place sont parmi les premiers à jouer dans ce registre de la lâcheté, de la pusillanimité et de la capitulation puisqu’il est bien établi que les réformateurs, les vrais, ont souvent du mal à se faire réélire face à ceux qui gèrent les affaires courantes au risque de précipiter le pays dans l’impasse, voire dans des crises périlleuses.

    D’autant que, ces dernières années, ce temps électoral s’est dangereusement accéléré et étendu, empêchant les représentants du peuple de s’atteler, sans pression autre que celle de bien faire, à gouverner un pays du mieux possible. On le voit bien en France et aux Etats-Unis où il revient dorénavant deux ans avant chaque élection présidentielle, obligeant les chefs d’Etat en place à agir plus pour leur réélection que pour le bénéfice de leurs concitoyens.

    Cette campagne électorale permanente qui guette les pays démocratiques est un des dangers les plus importants auxquels ils ont à faire face, décrédibilisant une légitimité acquise dans les urnes et remise en cause quasi-immédiatement et paralysant l’action responsable au bénéfice de la communication démagogique.

    De plus, les risques de catastrophes ou de révolutions violentes augmentent au fur et à mesure que les réformes urgentes sont remises à plus tard ou, pire, à jamais. Des réformes qui, justement, permettent d’éviter ces événements destructeurs. La boucle est définitivement débouclée!

    Il est donc dans l’intérêt évident des peuples et de leurs représentants de mettre en place les réformes nécessaires afin de continuer à améliorer la société, à bâtir un vivre mieux ensemble et à consolider ainsi la démocratie républicaine, le meilleur système politique. Et ces réformes, il vaut bien mieux les adopter dans le calme et la réflexion plutôt que lorsque l’urgence nous fait agir dans l’à-peu-près et le colmatage et non dans la résolution des problèmes.

    Cependant, il est faux de dire que cela relève de la chimère. Oui, il est possible de réussir à réformer un pays démocratique sans pour autant être jeté aux orties par des citoyens peu reconnaissants. Et cela en pouvant être réélu!

    Plusieurs conditions doivent, néanmoins, être remplies afin que l’action réformatrice entreprise soit concrète et efficace puis couronnée de succès (même si ce dernier ne suit pas forcément le temps électoral), c’est-à-dire que le processus mis en route aboutisse à une vraie réforme vraiment acceptée par la population.

    - Il faut indiquer clairement les réformes à accomplir et les expliquer largement durant la campagne électorale.

    - Les réformes doivent être entreprises dès le lendemain de victoire aux élections.

    - Il ne faut ni trop réformer sans raison, ni pas assez par trop prudence et ne pas se tromper de cible, c’est-à-dire de bien identifier l’objet à réformer.

    - La cohésion dans l’équipe gouvernementale qui décide des réformes est indispensable.

    - La cohérence politique des réformes doit être évidente.

    - Le pays tout entier doit être associé et tout le corps social impliqué dans la réflexion afin de susciter l’adhésion et non la soumission aux réformes.

    - Comme l’être humain, il est préférable pour la société de s’adapter à son environnement en contrôlant le processus des réformes au lieu de le subir; c’est pourquoi ces dernières doivent éviter d’être prises dans l’urgence: le politique doit anticiper cette adaptation afin que les réformes soient les plus efficaces possible avec le maximum de bienfaits.

    - La communication doit être forte et constante durant tout le processus mis en route sur les enjeux, les buts poursuivis et le résultat attendu.

    - Les efforts et les coûts des réformes mais aussi leurs retombées positives doivent impérativement être équitablement répartis dans la population et il faut que cela se voit.

    - Le passage en force tout comme le louvoiement constant doivent être évités, Il faut donc une décision qui évite d’être ressentie par la population soit comme un diktat, soit comme une reculade.

    - Les représentants du peuple doivent, in fine, prendre une vraie décision responsable et courageuse et non accepter une demi-mesure qui ne résout rien à moyen et long terme et empêche souvent que la réforme complémentaire voit le jour au motif que l’action réformatrice a déjà eu lieu.

    Si l’ensemble de ces conditions sont respectées, alors il est, non seulement, beaucoup plus facile de faire comprendre le pourquoi des réformes et de les faire accepter par la population mais, en plus, de les réussir.

    Si tel est le cas alors les réformes et le temps électoral ne sont plus antinomiques mais complémentaires. Les réformes deviennent alors des avantages évidents en termes électoraux dans le même temps où la réélection victorieuse légitime les réformes mises en place.

    C’est, tout autant, l’intelligence, le bien-fondé et la qualité des réformes que le courage et la responsabilité du réformateur ainsi que son savoir-faire pour bien les faire fonctionner qui sont récompensés.

    Bien entendu, l’essentiel n’est pas de réformer pour le plaisir de réformer. Les réformes ont pour but d’adapter constamment la société aux défis qui se présentent à elle afin qu’elle puisse les relever tout en assurant le maximum de bien être possible à ses membres.

    Dès lors, il ne s’agit pas de prédéfinir les domaines qui doivent être soumis aux réformes. Au fur et à mesure, tous seront concernés sans exception par cette adaptation ou, au minimum, par des ajustements nécessaires.

    N’oublions jamais que la vie est mouvement. Nous ne sommes immobiles que lorsque nous sommes morts! Refuser l’évolution naturelle de l’existence est autant un suicide pour un être humain que pour une société ou une civilisation. L’Histoire en fourmille d’exemples qui auraient pu être évités si des réformes adéquates avaient été décidées à temps.

    Si, aujourd’hui, le XXI° siècle mondialisé impose des réformes dans des domaines comme ceux des dépenses publiques (pour maîtriser les déficits), des systèmes de protection sociale (pour assurer des assurances santé et vieillesse dignes de ce nom), d’enseignement (pour transmettre correctement les savoirs afin de former des individus compétents) ou de recherche et développement (pour favoriser encore plus l’innovation) ou encore de notre relation avec la nature (que nous devons continuer à dominer tout en la protégeant pour assurer notre cadre de vie et notre subsistance), demain d’autres exigences réformatrices se présenteront à nous.

    Loin d’être des fardeaux, les réformes nous impliquent dans le présent et nous projettent dans l’avenir et nous permettent d’utiliser tous nos savoirs-faires et nos capacités pour améliorer notre condition. En cela, elles sont des challenges excitants et exaltants. En cela, elles font partie intégrante de la recherche de la meilleure société possible, le but que s’est fixé le Centrisme du Juste Equilibre.

     

    Alexandre Vatimbella

     

    Voir le site Le Centrisme

  • Pour le Centrisme, il est impératif de réformer et réguler le système et non d’en changer


    Pour la pensée centriste, la démocratie républicaine libérale et sociale, basée sur la représentativité politique et une économie concurrentielle de marché, est le meilleur système pour organiser une société.

    Cela ne veut pas dire qu’il suffit de s’en réclamer pour que celui-ci existe. De même, il ne suffit pas que celui existe pour qu’il fonctionne correctement. Il faut, au contraire, constamment le réguler et le réformer, deux modes d’action promus depuis toujours par le Centre.

    Car la démocratie républicaine libérale et sociale n’est et ne peut être figée. Elle est un organisme vivant qui évolue avec le temps et avec son temps. Les ajustements plus ou moins importants sont donc une nécessité pour qu’elle remplisse du mieux possible sa mission, c’est-à-dire offrir le mieux qu’il est possible à chaque membre de la communauté tout en développant et renforçant le bien vivre ensemble.

    C’est la vision du Centre, du Centrisme et des Centristes. C’est cela la vision du Centrisme du Juste Equilibre, ce Nouveau Centrisme du XXI° siècle.

    Il est à l’opposé du conservatisme de droite et de gauche qui s’arcboute sur les situations acquises par et pour leurs clientèles respectives et ne voient le changement que comme l’extension de ces avantages sous couvert de rhétoriques nationalistes ou du «bien commun».

    Aujourd’hui, force est de reconnaître que ce système est plus que grippé. Il produit même des phénomènes qui le détruisent de l’intérieur. Une bonne raison pour ses ennemis d’affirmer qu’il faut l’abattre pour mettre en place une autre organisation sociale, sociétale et économique.

    Une erreur ou, pire, un mensonge qui caresse souvent les citoyens dans le sens du poil en leur faisant croire qu’un autre système serait capable de tout régler, voire même, d’établir le paradis sur terre. Et, tous, nous avons envie de croire aux miracles et aux promesses mirifiques.

    Cependant, pour que les choses évoluent dans le bon sens, ce n’est malheureusement pas en tournant le dos à la réalité et à la responsabilité que l’on y parviendra.

    Se focaliser sur la réforme et la régulation est une tâche bien plus ingrate et bien plus difficile que de prôner et réaliser la destruction d’un système sans être capable, par la suite, de faire fonctionner, à la place, une alternative utopique et dangereuse ou de ne rien faire au nom de valeurs dépassées et d’un principe de précaution qui détruit toutes les initiatives.

    Le travail à accomplir est à la hauteur des énormes défis du XXI° siècle qui devrait être celui d’un bouleversement dans les hiérarchies entre régions et entre pays, d’une démographie galopante (au moins pour quelques années encore), d’une raréfaction voire d’une disparition d’un certain nombre de matières premières essentielles aujourd’hui pour faire fonctionner la machine économique sans parler des graves dangers qui pèsent sur notre environnement voire sur la pérennité de la civilisation actuelle, pour ne pas dire de l’organisation de l’Humanité (les êtres humains, tout au moins une partie d’entre eux, devraient malgré tout réchapper à tous les cataclysmes annoncés s’ils se produisent…).

    Nous n’avons jamais eu autant d’intelligence, de connaissances scientifiques, de savoir-faire et techniques et d’outils en tout genre à notre disposition. Même si nous sommes loin d’avoir tout compris et que les scientifiques à la recherche de la fameuse et fumeuse «théorie du tout» (une équation sensée tout expliquer), nous pouvons avancer et, surtout, tenter de relever avec succès ces défis.

    Ce ne sera pas facile mais c’est possible.

    Pour cela, le Centrisme du Juste Equilibre fourni un cadre particulièrement adapté au niveau politique. Appelant un chat, un chat, il refuse les fantasmes en tout genre et se confronte à la réalité, non pas pour constater son impuissance mais pour faire en sorte de réformer la société humaine afin qu’elle puisse, à la fois, la prendre en compte pour en profiter et se protéger de ses dangers.

    Une démarche de responsabilité (un mot qui a un sens que beaucoup trop d’entre nous oublient) qui permet d’adapter notre existence tout en recherchant le «toujours mieux» sans pour autant tomber dans le piège sans issu du «toujours plus».

    Dans le même temps, la régulation des activités humaines individuelles et collectives qui ont un impact sur la communauté est l’autre tâche essentielle pour le Centrisme du Juste Equilibre.

    Cette régulation concerne tout autant l’activité économique (avec la mise en place d’une vraie économie sociale de marché concurrentielle seule capable de libérer les énergies sans que celles-ci ne jouent contre la communauté), l’activité sociale (avec la reconnaissance de la réussite individuelle par le mérite tout en protégeant et en aidant les plus faibles à acquérir l’autonomie et l’indépendance pour les remettre en selle), l’activité sociétale (avec la reconnaissance de l’individu-monde mondialisé tout en le mettant en face de ses nouvelles responsabilités à la fois dans sa communauté d’appartenance et la communauté mondiale pour renforcer le lien social au lieu de le déliter).

    Réformer et réguler est d’autant plus nécessaire qu’il est important d’avoir à l’esprit que nous ne retournerons jamais en arrière, à un «temps nostalgique et béni» que nous vendent tous les démagogues rétrogrades et qui n’a jamais existé, ni qu’un «grand soir» permettra de régler tous nos problèmes d’un claquement de doigt. Depuis que l’Humanité existe, elle doit avancer et s’inventer constamment un futur sans pour autant détruire le socle sur lequel elle s’est bâtie patiemment.

    Bien entendu, cette marche n’a jamais été linéaire. Mais faire croire que l’on peut recréer un passé glorifié et sublimé est une supercherie. Même si, par exemple, demain, la mondialisation s’effrite et le monde se morcelle à nouveau en Etats-nations refermés sur eux-mêmes dans une autarcie sans issue, cela ne sera jamais «comme avant». Ce sera toujours une nouvelle situation avec de nouveaux défis.

    Travaillons donc plutôt avec les acquis, nombreux, que les années et les siècles précédents nous ont apportés pour bâtir cette démocratie républicaine dans laquelle la liberté responsable sera au cœur d’un pacte social où l’envie d’être responsables sera aussi forte que celle d’être libre.

    C’est la mission que le Centrisme du Juste Equilibre s’est donné. Ce Nouveau Centrisme à l’assaut des défis du XXI° siècle et qui s’appuie sur les expériences centristes de l’histoire tout en les dépassant pour créer un nouveau paradigme humaniste, tournant le dos à tous les opportunismes et les compromissions qu’un certain «vieux» Centre a pu porter en lui aux pires moments de son existence.

    Dès lors, le combat du Centrisme apparaît comme ce qu’il est, loin de la ringardise caricaturale décrite par les médias et portée par la figure du notable sans envergure, comme la seule pensée politique qui peut réconcilier l’humanité avec son futur.

     

    Alexandre Vatimbella

     

    Voir le site Le Centrisme