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  • Le Centrisme du respect et de la responsabilité


    Deux principes humanistes sont centraux à la vision du Centrisme: le principe de respect et le principe de responsabilité.

    Ils fonctionnent, à la fois, comme principe de bon gouvernement (bonne gouvernance comme on dit de nos jours) et comme principe de comportement individuel.

    Au niveau politique, tout gouvernement doit s’inspirer constamment des principes de respect et de responsabilité dans les décisions qu’il prend.

    Au niveau relationnel, tout individu se doit d’être respectueux des autres et de la règle sociale (à laquelle il a librement consenti de par sa participation au processus démocratique) ainsi que responsable des actes qu’il accomplit.

    Cependant, les dimensions du respect et de la responsabilité vont au-delà afin de fonder une société apaisée, équilibrée et donc capable d’être le meilleur environnement pour développer la vie bonne (vivre bien ensemble, vivre bien individuel, réalisation de soi).

    Le respect comprend évidemment le respect de la vie. Même s’il s’agit, pour une société humaine, édifié par des humains pour des humains, d’abord du respect de la vie humaine, c’est aussi du respect de la vie et de son environnement au sens large. Toutes ces dimensions doivent être prises en compte dans une vision de juste équilibre.

    Respecter quelqu’un pour la société ou l’individu, c’est avoir de la considération pour sa personne, c’est ne pas porter atteinte à son individualité physique, psychique et sociale, c’est respecter sa différence et sa dignité. Le respect social, lui, c’est travailler dans le cadre du juste équilibre.

    Le respect ne doit jamais être imposé pour être réel et solide. Pour cela, il faut que ce qui doit être respecté (le sujet ou l’objet) soit légitime (l’autre ou la règle sociale) mais pas le comportement du sujet ni la manière dont la règle sociale est appliquée car ceux-ci peuvent être irrespectueux ou illégitimes.

    En outre, avant de demander à être respectée, la société doit respecter l’individu. C’est ce qui fonde sa légitimité et non le contraire car alors la société pourrait demander le respect sans accorder le sien à l’individu qui serait alors en droit de se rebeller contre cette contrainte illégitime.

    Mais cette demande de respect ne veut pas dire que l’individu peut tout réclamer. Elle signifie qu’il a le droit au respect s’il respecte les valeurs de base de la société, la liberté et la tolérance de l’autre et la solidarité avec l’autre.

    Et n’oublions pas que, pour respecter l’autre, il faut d’abord se respecter soi-même. Ce qui ne veut pas dire de se prendre pour un individu-roi mais de s’estimer suffisamment pour être capable de se construire soi-même, condition nécessaire pour respecter l’autre.

    La responsabilité c’est, bien sûr et d’abord, être responsable de ce que l’on fait, que l’on soit une société ou un individu et en rendre compte. Mais c’est aussi la capacité donnée par la société à toute personne d’être pleinement responsable de sa vie, c’est-à-dire aussi en ayant la maîtrise de son destin autant faire que possible. Etre responsable de soi-même c’est répondre de ses actes mais c’est aussi être libre de ceux-ci pour construire son existence.

    Par rapport à ce que je viens de dire, on voit bien en quoi un vrai respect et une vraie responsabilité vont modeler, de manière humaniste, une société et les rapports entre les individus.

    Si maintenant on extrapole ces principes dans l’action, on voit bien en quoi ils sont primordiaux aujourd’hui et donc en quoi le Centrisme est bien la vision politique adéquate du XXI° siècle.

    Avec tous les défis qui se présentent à elle, l’humanité a besoin d’une société mondiale responsable et respectueuse composée d’individus responsables et respectueux. La responsabilité et le respect sont ainsi les concepts centraux indispensables qui permettront de relever ces défis et de régler avec succès les problèmes qu’ils posent.

    Ainsi, face aux dysfonctionnements des systèmes économiques, financiers, sociaux et sociétaux, face à la raréfaction des matières premières, face aux problèmes environnementaux, face à la montée des périls que cela engendre, face à l’individualisation montante seul un individu responsable et respectueux dans une société responsable et respectueuse sera capable d’agir avec sagesse et lucidité mais aussi avec empathie et bienveillance dans la bonne direction, c’est-à-dire pour son bien et le bien de tous afin d’édifier cette société du juste équilibre, seule à même d’apporter la vie bonne.

     

    Alexandre Vatimbella

     

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  • Centre: recherche dynamique désespérément


    La trêve politique estivale se fait sur un pauvre constat pour le Centre. Il n’a pas réussi à se rassembler et il ne parvient pas à susciter une dynamique d’adhésion dans la population qui pourrait lui permettre de peser lors des prochaines élections présidentielles et législatives autrement que par monnayer ses voix de premier tour afin d’obtenir quelques gratifications mineures.

    Mais pour que cette dynamique existe, il faudrait que le Centre puisse en être le déclencheur. Or, soyons honnête, qu’est-ce que l’image actuelle des centristes? Des hommes et des femmes politiques en train de se dénigrer les uns et les autres sans réel projet politique et dont les motivations semblent être beaucoup plus personnelles que tournées vers le bien être des Français.

    Quant aux leaders, ils sont incapables de susciter un engouement «obamesque»! François Bayrou et Jean-Louis Borloo occupent la scène politique depuis longtemps et ne sont guère vus comme des agents de la rénovation, tout autant que Jean Arthuis. Hervé Morin, Jean-Christophe Lagarde, François Sauvadet et quelques jeunes et moins jeunes loups sont incapables de s’imposer aux yeux du grand public.

    Qu’est-ce qui pourrait bien dynamiser le Centre?

    C’est difficile à dire car une dynamique comporte de multiples éléments qui ne sont guère tous rationnels. Quand François Bayrou explique que le Centre doit trouver en lui-même la justification de son existence et non attendre que des événements extérieurs le fasse exister, il a raison. Néanmoins, la conjoncture a toujours joué un rôle dans tous les mouvements qui portent un parti ou un courant politique et/ou qui permettent de remporter une élection.

    Comme le rappelait récemment Pascal Perrineau, le directeur du Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po Paris), dans Le Figaro, pratiquement toutes les élections présidentielles de la V° République ont connu des surprises, de la mise en ballotage du Général de Gaulle en 1965 à l’élimination du deuxième tour de Lionel Jospin en 2002 en passant par la victoire de François Mitterrand en 1981, voire à celle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974.

    Et ces surprises n’étaient pas perceptibles jusqu’à quelques semaines ou même quelques jours avant le scrutin. Mais elles étaient toutes la résultante d’une conjoncture particulière qui permet, finalement, à un candidat de l’emporter ou à un autre de sombrer après avoir été le favori.

    Du coup, si le Centre recherche désespérément une dynamique, rien n’est pourtant donné, alors que nous à plus de neuf mois du premier tour de l’élection présidentielle. Les centristes ont encore un peu de temps pour susciter un mouvement d’adhésion. De même, leurs concurrents ont encore du temps pour leur offrir une plus grande exposition…

    Reste que l’analyse de la situation du Centre, morcelé, miné par les inimitiés et ayant une image très troublée dans l’opinion publique et les médias n’incite guère à l’optimisme.

    Ce qu’il faudrait pour mettre un peu d’ordre dans le petit monde du Centre, c’est qu’au moins les centristes s’appliquent à eux-mêmes ce qu’ils réclament des autres: la responsabilité.

     

    Alexandre Vatimbella

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