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courage politique

  • Le courage politique, les centristes et la présidentielle

    Le courage n’est pas toujours de partir la fleur au fusil pour se faire massacrer en rase campagne, ni de prendre des risques inconsidérés qui aboutiront à l’inévitable, une défaite cuisante pour la cause que l’on défend.

    Mais cela peut être, également, la décision de mettre sa cause au service d’une cause supérieure lorsque cela s’avère indispensable.

    En politique, le courage est une des vertus principales avec l’honnêteté et la responsabilité.

    Montrer du courage pour un homme ou une femme politique, c’est évidemment défendre ses choix, ses valeurs et ses principes contre vents et marées, ceux qu’on estime bons, non pour soi, son ambition et/ou uniquement les intérêts de la clientèle électorale que l’on défend, mais pour son pays, voire pour l’humanité.

    C’est sans doute pourquoi le courage est souvent si peu présent, tout comme l’est l’honnêteté (dans les propos tenus voire dans les actes) et la responsabilité.

     

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  • Primaire UMP: Les bonnes raisons pour que le Centre n’y participe pas

    L’UMP a donc fixé les règles de sa future primaire qui lui permettra de choisir son candidat à l’élection présidentielle de 2017.

    Une primaire qui sera «ouverte» aux candidats centristes si ceux-ci souhaitent y participer.

    Cette annonce a déjà semé la zizanie chez les leaders du Centre, François Bayrou se déclarant opposé à toute participation, Hervé Morin y étant totalement favorable et Jean-Christophe bottant en touche, indiquant que cette question serait traitée plus tard…

    Au-delà des conditions «techniques» d’une candidature (parrainage, représentativité, etc.), c’est des conditions politiques qu’il convient de discuter pour savoir si les partis centristes doivent ou non s’y associer comme le veulent ardemment tous les responsables de l’UMP.

    On connait les raisons qui militent en faveur d’une candidature commune de la Droite et du Centre en 2017 tellement elles sont rabâchées du côté UMP et dans les médias.

    D’abord, une meilleure efficacité dès le premier tour de la présidentielle – puis aux législatives – qui éviterait la possible absence d’un candidat de droite au second tour, devancé par celui du PS et du FN au cas où les voix centristes viendraient à lui manquer (ce qui permettrait alors et par ailleurs de faire porter aux centristes l’entière responsabilité de l’échec d’une Droite incapable aujourd’hui d’être porteuse d’une véritable dynamique politique).

    Ensuite, une meilleure efficacité dans la mise au point d’un programme électoral commun Droite-Centre en vue d’une victoire qui semble inexorable puis d’un contrat de gouvernement qui s’appuierait sur ce programme.

    Enfin, un jeu gagnant-gagnant puisque l’UMP hériterait de la présidence de la république en tant que parti dominant de la coalition mais les partis centristes, eux, auraient droit à des lots de consolation importants avec l’élection de nombreux députés et des places de choix dans le gouvernement qui serait formé après les victoires à la présidentielle et aux législatives.

    Certes, ce n’est pas rien pour les partis centristes qui ne semblent pas à l’heure actuelle capables de faire un score conséquent à la présidentielle et qui devront nécessairement nouer des alliances aux législatives pour le deuxième tour.

    Mais de meilleures raisons militent pour que le Centre ne participe pas à cette primaire et qu’il en ressorte, tout comme la France, malgré tout, gagnant sur le moyen et le long terme.

    La première est évidemment celle de l’identité centriste et la deuxième, son corollaire, celle de son indépendance.

    La participation des partis centristes à la primaire de l’UMP (qui sera rebaptisée d’ici là «Les Républicains») est une perte, et de la première et de la seconde.

    Une perte d’identité puisque les candidats centristes, pour avoir une chance d’emporter la primaire (ce qui semble une évidence s’ils se présentent, sinon leur présence ne sert à rien d’autre qu’à servir la soupe à l’UMP et à faire croire qu’il s’agit d’une primaire Droite-Centre, ce qu’elle n’est pas en réalité), devront s’adresser à une population majoritairement de droite, donc de présenter un programme électoral sensé la séduire et non véritablement centriste qui n’aurait guère de chance de l’intéresser.

    Une perte d’indépendance parce qu’en se présentant à cette primaire, les partis centristes acceptent donc la perte d’identité dont on vient de parler mais aussi de s’en remettre à un parti tiers pour l’organisation de la désignation de leur candidat et de lier leur destin à celui de l’UMP quoi qu’il arrive.

    D’où un risque évident et important de vassalisation qui embarquera les partis centristes dans un processus de satellisation pour les cinq prochaines années après la présidentielle.

    La troisième raison est l’existence même d’un espace centriste au-delà des échéances de 2017.

    En abandonnant son indépendance (et son identité), les partis centristes réduisent de fait leur espace politique, tant en matière programmatique qu’électorale.

    Si voter pour le Centre revient au même que de voter pour la Droite puisque le candidat sera évidemment de Droite vu la supériorité de l’UMP dans cette alliance totalement déséquilibrée, alors les électeurs qui feront ce choix se demanderont pourquoi continuer à voter pour les partis centristes d’autant que ceux-ci auront adopté un programme commun avec le parti de droite vainqueur.

    Comment, en outre, affirmer sa spécificité, autrement que par des rodomontades ridicules et sans aucun effet genre Radicaux de gauche face au PS, alors que l’on a décidé librement de la mettre en retrait.

    Mais cela ne serait pas aussi problématique s’il ne s’agissait que de cuisine électorale.

    Car, c’est la quatrième raison et sans doute la principale, en abdiquant d’être un pôle politique indépendant, les partis centristes abdiquent de présenter leur projet et leur programme aux Français lors du premier tour de la présidentielle et de celui, par la suite, des législatives.

    Ils affirment donc, dès le départ, que leurs différences et leur originalité n’existent pas et, en tout cas, ne sont pas assez importantes pour être soumises à l’appréciation des électeurs.

    Rappelons-nous tout le mal que ce comportement a fait aux centristes lors de l’élection de 1995 où certains soutinrent Chirac et d’autres Balladur, deux hommes de droite, deux hommes de l’UMP.

    Car, en V° République, ne pas présenter un candidat à la présidentielle, élection-phare, que l’on s’en félicite ou qu’on le regrette, est un aveu d’inexistence politique même si cela permet de se garantir des postes futurs.

    Mais l’engagement politique n’est pas un engagement pour ceux-ci mais pour des idées.

    Si les centristes décident, dès le départ, de ne pas se battre pour les leurs, alors à quoi servent-ils?

    Bien sûr, ils prennent un risque mais celui-ci fait partie du courage politique, essentiel à la démocratie qui, pour fonctionner réellement, doit avoir le choix entre des projets politiques différents.

    Tout cela n’empêche nullement les coalitions et les unions pour le second tour.

    Actuellement, il semble que celle qui concerne les partis centristes se fera avec l’UMP.

    Pourquoi pas?

    Mais avant de s’allier avec un parti qui défend une vision politique différente, même si elle a des proximités avec la vôtre, vous devez aller au combat politique pour présenter cette dernière, la défendre et convaincre les électeurs qu’elle est la bonne pour eux et pour le pays.

    Quant à la crainte de voir un deuxième tour PS-FN, disons tout de suite que les centristes doivent également avoir la même crainte qu’un duel UMP-FN.

    La démocratie perdra effectivement si l’extrême-droite se retrouve qualifiée pour le second tour quelle que soit la configuration de celui-ci.

    Nous en sommes encore loin et, in fine, si la situation politique fin 2016-début 2017 montrait que le FN était en capacité d’éliminer le candidat de droite, il y aurait alors la possibilité pour l’UMP, l’UDI et le Mouvement démocrate de s’assoir autour d’une table de négociation pour la désignation d’un candidat commun et unique autour d’un véritable programme électoral Droite-Centre.

    Mais cette négociation n’aurait rien à voir avec l’abdication des partis centristes à désigner leur(s) propre(s) candidat(s) et d’adopter leur(s) propre(s) programme(s) en se fondant d’ores et déjà dans une primaire UMP qui n’est pas la leur et ne sera jamais la leur.

    Oui, à ce moment-là, ce sera une vraie négociation entre partenaires indépendants et ayant gardé, chacun, leur dignité politique.

    Et ça change tout pour les centristes et, surtout, pour le Centrisme, ce pourquoi les partis centristes se battent… ou sont sensés se battre!

     

    Alexandre Vatimbella

     

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  • Loi Macron: l’occasion manquée des centristes

    Les centristes ont une philosophie politique qui réfute l’affrontement aveugle entre deux camps retranchés, l’un à droite et l’autre à gauche, et qui refuse la posture idéologique qui veut que tout ce qui vient d’un camp avec lequel on n’est pas allié électoralement soit mauvais par définition.

    Et pourtant, c’est bien de cette manière, idéologique et partisane, que les centristes ont agi face à la loi Macron de modernisation de l’économie française puis dans leur ralliement à la motion de censure présentée par l’UMP après le déclenchement de la procédure du vote bloqué (le 49-3) par Manuel Valls.

    Les quelques francs-tireurs qui avaient décidé de voter la loi Macron ne peuvent cacher l’opposition frontale de l’UDI à ce texte, opposition exprimée bien avant les débats par Jean-Christophe Lagarde, son président, et qui n’est en rien justifiée sauf si l’on se base sur une logique politicienne et idéologique.

    La logique politicienne est, en l’occurrence, de ne pas frayer avec ses opposants avant une élection, fusse-t-elle uniquement départementale.

    La logique idéologique est de contester par des arguments ridicules une loi qui va dans la direction que l’on souhaite.

    Affirmer sans rire par exemple que cette loi n’allait pas assez loin pour ne pas la voter est une escroquerie intellectuelle.

    Depuis quand refuse-t-on de voter pour des dispositions qui vont dans le bon sens parce qu’elles ne seraient pas parfaites?

    Si c’était le cas, aucune loi ne devrait être votée par les centristes!

    Ce qui est le plus désolant dans l’affaire, c’est le manque de courage des centristes et leur totale inféodation à l’UMP.

    Ils avaient là une occasion de montrer que le Centre ce n’est, non seulement pas la Gauche, mais pas la Droite non plus.

    En votant cette loi (puis en ne s’associant pas, ensuite, à la motion de censure à propos de cette loi), ils pouvaient montrer que ce qui les animait, était la recherche de bonnes mesures pour l’économie française.

    Une attitude toujours récompensée par les Français.

    Si les centristes veulent réellement créer une troisième force qui sera capable d’être majoritaire ou l’élément majeur d’une nouvelle majorité, ce n’est pas en agissant de la manière qu’ils ont choisie, qu’ils y parviendront.

    Dans ce cas précis, il n’était même pas question de chambouler l’échiquier politique, de renverser des alliances, de créer une nouvelle république.

    Il s’agissait seulement de dire oui à de bonnes mesures sans que cela n’ait aucune autre répercussion de quelque sorte.

    Cela ne nécessitait pas beaucoup de courage d’autant que l’UMP, à qui l’on prête d’avoir fait subir des pressions aux députés centristes qui voulaient voter pour la loi Macron, n’a aucun intérêt à intimider le Centre dont elle a un impératif besoin en vue des prochaines échéances électorales importantes.

    Malheureusement les centristes n’ont pas pu avoir cette dose infime de vaillance pour défendre leurs idées avec dignité.

    C’est vraiment dommage d’avoir manqué cette occasion.

     

    Alexandre Vatimbella

     

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  • Face au FN, saluons le courage de l’UDI et du MoDem

    La politique c’est aussi la défense des valeurs que l’on porte avec le courage de ne pas dévier au gré des circonstances et des petites ambitions.

    C’est pourquoi il faut saluer la position officielle sans ambiguïté de l’UDI vis-à-vis des extrêmes et, notamment, de l’extrême-droite.

    Comme l’a dit au Figaro Laurent Hénart, «pas une voix, pas un siège pour le Front national».

    Quand on voit un Laurent Wauquiez (UMP), soi-disant «héritier» du démocrate-chrétien Jacques Barrot dans la Loire, flirter sans complexes avec ce même FN pour de basses raisons politiciennes et d’ambitions personnelles, on n’en apprécie que plus la position ferme adoptée par Jean-Christophe Lagarde, dès les résultats du premier tour de la législative partielle dans le Doubs connus, appelant à faire barrage à l’extrême-droite et à voter pour le candidat républicain au second tour.

    Je parlais du courage parce que tous les électeurs et sympathisants de l’UDI ne sont pas forcément sur une ligne aussi ferme vis-à-vis du FN comme l’ont révélé des sondages et certains seraient même prêts à voter pour des candidats d’extrême-droite.

    De même, quelques (ir)responsables de l’UDI en mal d’originalité ou de règlement de compte personnel, comme Hervé Morin, ont pris des positions différentes en refusant de faire la distinction entre un parti républicain et un parti extrémiste, sans doute ignorants des leçons de l’histoire et des valeurs humanistes dont les partis centristes s’affirment dépositaires.

    Or l’humanisme intégral du Centre et du Centrisme, de part ses racines libérales, démocrates-chrétiennes, radicales et modérantistes n’a rien à faire avec les thèses et l’idéologie d’extrême-droite.

    Cela ne veut pas dire qu’il y a une proximité d’idées entre un candidat du PS et le positionnement de l’UDI.

    Cela signifie que les valeurs démocratiques et républicaines partagées par le PS et l’UDI imposent de faire barrage à l’élection d’un représentant d’un parti qui nie ces mêmes valeurs qui sont à la base de ce qu’est aujourd’hui la société française et les démocraties occidentales.

    C’est vrai que le courage n’est pas toujours récompensé en politique.

    Mais, au moins, il permet de se regarder dans la glace le matin, même en se rasant et même en pensant à l’élection présidentielle…

    De ce point de vue, il faut aussi saluer la prise de position claire et nette de François Bayrou.

    Le président du Mouvement démocrate a estimé que «le risque maximum, c’est le FN, c’est l’extrême-droite» et qu’il choisirait, sans hésiter, le candidat républicain face à celui du Front national.

    Pourquoi ai-je parlé de courage là où il ne devrait s’agir, au bout du compte, que d’un simple réflexe républicain?

    Parce qu’aujourd’hui, journalistes et politiques sont en train de donner un brevet de respectabilité au Front national en le «dédiabolisant» et en le «banalisant», le rendant ainsi respectable aux yeux des électeurs tout en discutant de sa possible arrivée au pouvoir comme s’il était un parti comme les autres.

    Parce qu’aujourd’hui le PS s’outrage des réactions à droite qui n’appellent pas au front républicain alors que lui-même gouverne un peu partout avec un PC repaire d’anciens admirateurs de Staline qui ne valent pas mieux que d’anciens vendeurs de chansons nazies.

    Parce que l’UMP, tournant petit à petit mais méthodiquement dos à ses racines gaulliste d’une part, et à ses racines centristes d’autre part, reprend les thèses frontistes en les légitimant.

    Et c’est pourquoi il faut parler de courage des partis centristes, le saluer et le soutenir.

     

    Centristement votre.

     

    Le Centriste

     

     

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  • Le Centre et le courage

    L’UDI, le parti du courage? C’est en tout cas la mission que s’est donné Jean-Christophe Lagarde, son nouveau président.

    Et il est vrai que le courage est une des principales vertus en politique, qu’elle est essentielle de la part des représentants élus dans une démocratie représentative.

    C’est pour qu’ils aient le courage de dire ce qui est, le courage de dire ce qu’il faut faire et le courage d’agir que l’on vote pour eux.

    Sans oublier que le courage est également de mettre en œuvre la bonne mesure quelle que soit sa provenance, quel que soit son porte-voix.

    De ces points de vue, il est une qualité éminemment centriste.

    Centriste parce que le Centrisme est un réformisme qui s’appuie sur la responsabilité.

    De ce fait, il estime que le courage politique est un ingrédient indispensable pour que les réformes nécessaires puissent être mises en œuvre et donnent des résultats mais aussi pour que les citoyens puissent savoir où on les emmène et dans quel état se trouve le pays.

    Beaucoup trop d’hommes et de femmes politiques ont peur de ce courage qu’ils assimilent à une sorte de suicide politique.

    Du coup, ils préfèrent se taire ou promettre des lendemains qui chantent, sachant qu’ils refilent la patate chaude à leurs successeurs, aux prochaines générations!

    Et puis, c’est plus facile d’être (ré)élu sans aborder les questions qui peuvent fâcher...

    Alors que si l’on dit ce qui est et ce qu’il faut faire sans tenter de caresser les électeurs dans le sens du poil, il est évident que l’on prend un risque.

    Mais celui-ci, inhérent à la vie, fait partie de la responsabilité d’un élu du peuple ou de celui qui sollicite le devoir d’en devenir un.

    C’est aussi son honneur.

    D’autant plus que la facture de la lâcheté politique est bien supérieure à terme pour le monde politique et, bien sûr et surtout, pour la société toute entière.

    Ne pas dire, ne pas décider et ne pas faire représentent un coût énorme qui se rattrape difficilement.

    Et l’empilement de tous les renoncements rend la réforme de plus en plus difficile mais aussi de plus en plus indigeste car, au bout du compte, on demandera au citoyen bien plus de sacrifices qu’on aurait dû lui demander si la bonne décision avait été prise au bon moment, si le courage de la prendre avait été au rendez-vous.

    Pour autant, le courage du politique n’est rien sans le courage des citoyens.

    Car, en démocratie républicaine, il n’est de grande politique sans grand peuple.

     

    Alexandre Vatimbella

     

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  • Tous les centristes défendent les mêmes principes de base immuables

     

     


     

    Si je me bats pour le Centrisme du XXI° siècle, celui qui doit se construire aujourd’hui dans un monde tel qu’il est et qui doit préparer le monde de demain, un Centrisme du juste équilibre qui façonne mais aussi qui prend en compte la réalité de l’évolution de nos sociétés, je ne renie pas le Centrisme d’hier car celui fonctionnait sur quelques principes de base qui demeureront immuables pour tous ceux qui souhaitent bâtir un société humaniste.

     

    Le Centre possède depuis sa création politique, un socle solide sur lequel il s’est bâti et s’est structuré au cours des XVIII° et XIX° siècles. Un socle qui venait d’encore plus loin et qui rassemble toujours ceux qui croient à la justesse de cet investissement dans un combat politique pour une démocratie sociale du consensus pacifiée et non de l’affrontement idéologique dur.

     

    Ceux qui se sont déclarés du Centre au cours de l’histoire ne l’ont pas fait parce qu’ils estimaient que leur positionnement leur permettrait de ne pas être en première ligne. Bien au contraire. Ils savaient qu’ils seraient, justement, des cibles faciles pour les extrêmes qui n’ont qu’à enflammer les peuples avec des grands mots et des promesses utopiques tout en ridiculisant ceux qui seraient présentés comme des petits comptables du quotidien, mous et insipides, hésitant constamment entre la Gauche et la Droite, en quête de postes dans une démarche opportuniste.

     

    Mais défendre la réforme dans la modération, le consensus dans l’apaisement, le progrès dans le pragmatisme, le tout en faisant preuve de responsabilité face aux conservatismes frileux et aux chamboulements radicaux destructeurs est loin d’être une sinécure et ces principes sont loin d’être insipides.

     

    Au contraire.

     

    L’humanisme - la personne humaine au centre de tout - dont ils procèdent a une vision forte: bâtir une société, non pas idéale ou parfaite, mais où l’on œuvre pour tous et où l’on veut trouver des solutions qui donnent à chacun la chance de vivre sa vie du mieux possible.

     

    D’autant que bâtir le réel est bien plus ardu que d’imaginer des utopies dont on sait qu’on ne pourra jamais les mettre en place…

     

    Le courage politique est bien dans l’action et non dans l’incantation.

     

    Parvenir à cela est un challenge loin d’être gagné d’avance. La violence, les oppositions et les confrontations dures de groupes défendant leurs intérêts particuliers face à la cohésion de la communauté et en niant la liberté des autres l’ont montré à travers l’histoire.

     

    Ces quelques principes forts, tous les centristes les défendent et les font leurs. Ils ont en commun cette volonté de réformer encore et toujours la société pour l’adapter au réel tout en ne s’écartant pas des valeurs humanistes.

     

    Il est bon de le rappeler actuellement alors que les centristes sont divisés et semblent oublier ce qui les rassemble pour ne mettre en avant que ce qui les éloignent.

     

    Qu’ils cultivent leurs différences pour enrichir la réflexion et l’action centristes est une bonne chose. Le monolithisme n’est guère propice à une pensée libre.

     

    Qu’ils expriment leurs personnalités et leurs spécificités ne peut que faire progresser le débat d’idées.

     

    Néanmoins, qu’ils n’oublient jamais que vouloir être centriste n’est pas seulement une simple affirmation mais recouvre l’appartenance à un vrai courant de pensée qui n’est pas arrivé jusqu’au deuxième millénaire par hasard, ni en oubliant ses racines.

     

     

     

    Alexandre Vatimbella

     

     

     

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  • Pour le Centrisme, l’Etat doit être un outil


    Ni vénération, ni rejet mais une vision de juste équilibre, voilà comment le Centre et Centrisme conceptualisent l’Etat. Au moment où celui-ci est accusé d’inefficacité, d’incapacité à agir et à résoudre les problèmes, alors qu’il croule sous les dettes et les déficits, il est bon de rappeler que l’Etat n’est que ce que nous voulons bien en faire et non une espèce de Léviathan que nous ne pourrions contrôler comme le prétendent tous ceux qui ont renoncé à le réformer, faute de courage politique. Car il s’agit bien de courage, de responsabilité et de volonté politiques afin de définir la place et l’importance du pouvoir étatique dans la communauté.

    Bien sûr, il ne faut pas être naïf, la place démesurée qu’il a prise aujourd’hui – et qui est une des raisons de son incapacité à résoudre les problèmes - ne permet pas, d’un coup de baguette magique, de le changer immédiatement. Pour autant, dire que l’on ne peut rien faire pour qu’il évolue différemment, dès maintenant, est un mensonge de ceux qui ont renoncé d’agir et de prendre des vraies décisions, masquant leur démission par une gesticulation de façade d’autant plus dangereuse qu’elle fait croire à la population que le politique n’a plus aucune capacité pour organiser et réformer la société.

    Alors que nous devrions nous tourner, à la fois, vers l’histoire pour nous rappeler les leçons des crises passées et réorganiser l’activité économique en conséquence et vers l’avenir afin de redéfinir pragmatiquement et efficacement la gouvernance de la sphère publique afin de lui permettre de remplir efficacement ses fonctions, nous sommes à nouveau dans l’immédiateté irréfléchie et dans la prise de décisions qui se contredisent les unes les autres et s’annihilent pendant que la situation empire.

    Au moment où de nombreux intellectuels redécouvrent que cet Etat, si vénéré par certains qui en attendent tout comme d’une mère nourricière et si haï pour ceux qui fantasment son emprise totale sur leurs existences, peut être un outil, le Centre, une nouvelle fois, les avait précédés dans cette redéfinition…

    En ce début de XXI° siècle nous sommes à un moment-clé pour cette réforme qui en conditionne beaucoup d’autres. Et pas seulement parce que nous sommes depuis trois ans dans une crise plus ou moins déclarée qui menace à tout moment de réapparaître avec plus d’intensité, diffusant un climat d’angoisse paralysante dans tout le corps social.

    Comme je l’ai déjà écrit «Il faut donc une nouvelle définition qui établisse le rôle de l’Etat et sa place dans la Cité. Ainsi, son action doit être revue sous le prisme de son efficacité à organiser du mieux possible la vie en société et à protéger les citoyens dans un cadre juridique garantissant son impartialité et les droits fondamentaux de la personne humaine, cadre établi par le politique. C’est donc un Etat outil qu’il faut édifier et non un Etat grand ordonnateur. Et ses activités doivent, comme toutes les autres, être jaugées sur ses gains de productivité et, surtout, d’efficacité.

    De là, on aboutira à un Etat rationalisé et dynamisé, outil de précision au service de la communauté. Un Etat qui assurera la sécurité de ses concitoyens, garant du lien social. Un Etat qui tendra vers un objectif du ‘toujours mieux’ et non du ‘toujours plus’ par lequel il montrera la voie à la communauté.

    Car il n’est pas dans l’intention du Centre de se passer d’un Etat capable de remplir correctement ses missions. Cependant, même si l’appareil étatique peut toujours être compris comme le garant de la civilisation dans un monde violent, il ne peut en être son plus haut degré d’achèvement comme voudrait le faire croire les étatistes dans la droite ligne de Hegel. L’Etat n’est pas la représentation de la civilisation car ce rôle échoie à la communauté tout entière. D’autant qu’en le figeant ainsi dans cette sorte de mausolée, ceux-ci en ont fait une organisation à la fois hégémonique, auto-légitimée et condamnée à l’immobilisme». (1)

    Il faut donc inventer un Etat efficace, efficient, capable de se remettre en question et de garder constamment une dynamique qui lui évitera l’ankylosement, souple, ciblant ses interventions, fier de ses missions mais aussi conscient de ses limites et facilitateur des capacités qui s’expriment au sein de l’appareil de production et de la société civile, moteur d’un progrès soutenable d’une société qu’il doit accompagner et non phagocyter, voire paralyser.

    Ainsi, il doit, tout en garantissant la sécurité (qui comprend une protection sociale pérenne humainement et financièrement avec, de pair, son développement dans le cadre de l’économie sociale), investir dans le savoir, le savoir-faire et leur transmission (recherche, innovation, éducation) et dans les investissements ciblés (par exemple avec une vraie politique industrielle en faveur des petites et moyennes entreprises) qui seraient une force d’entrainement de toute la machine économique.

    La nécessaire redéfinition du rôle de l’Etat est désormais une urgence. Ce n’est pas une raison de faire n’importe quoi n’importe comment en proposant, par exemple, des mesures démagogiques et populistes sans aucune réelle portée. Il faut seulement des hommes et des femmes politiques courageux qui agissent avec responsabilité. Qu’ils se manifestent vite!

     

    Alexandre Vatimbella

     

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    (1) Le Centrisme du Juste Equilibre, Crec Editions, 2009 disponible à notre librairie en ligne