Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

liberté

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Oui, le populisme démagogique et extrémiste est toujours un danger en France

    L’élection d’un centriste – ou centro-compatible – nous a fait oublier une donnée importante de l’élection présidentielle de 2017.

    Au premier tour, les candidats populistes démagogues et extrémistes avaient réuni sous leurs noms et leurs diatribes anti-démocratie républicaine 49,62% des suffrages exprimés (dont 21,30% pour Marine Le Pen et 19,58% pour Jean-Luc Mélenchon), un pourcentage énorme, qualifiant une des leurs pour le second tour.

    Et si la candidate de cette mouvance aux alliances objectives parfois étonnantes n’a réalisé que moins de 34% des voix en finale face à Emmanuel Macron, ce populisme dangereux n’a pas abdiqué et se retrouve aujourd’hui dans la réaction souvent violente, non seulement aux réformes qui sont en train d’être adoptées, mais dans la contestation même de la démocratie républicaine, des résultats des élections démocratiques et de l’ordre républicain, tout ce qui fonde la base du pacte social de notre société et de notre capacité à vivre ensemble.

    Lire la suite

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Pour Emmanuel Macron, la réforme et la révolution «en même temps»?

    Beaucoup d’observateurs, dont moi-même, ont trouvé dans la rhétorique révolutionnaire d’Emmanuel Macron, un abus de langage, voire un abus idéologique.

    Annoncer la réforme, aussi profonde soit-elle, comme une révolution alors que celle-ci se caractérise de celle-là dans sa volonté de changer la société mais pas de société, est une sorte d’anachronisme.

    Comment le Président de la république peut-il associer deux termes qui semblent, sinon antinomiques, en tout cas qui recouvrent deux réalités différentes?

    Et là, à l’occasion des «commémorations» médiatiques du cinquantenaire de mai 68, on lit, dans une contribution philosophe Paul Ricœur, grand inspirateur du macronisme, datant de l’époque des événements et publiée dans le quotidien Le Monde que «nous sommes entrés dans un temps où il faut faire du réformisme et rester révolutionnaire».

     

    Lire la suite

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Mars, triste mois du sacre de deux empereurs

    En Chine, Xi est devenu président et premier secrétaire du parti communiste pour cinq ans avant de le devenir à vie à la fin de son second mandat grâce à la réforme de la Constitution qu’il a fait voter et qui lui permet de se représenter indéfiniment, ce que personne n’en doute.

    En Russie, Poutine, grâce à la manipulation de la Constitution est au pouvoir depuis dix-huit ans et pourra le demeurer à vie après une nouvelle présidentielle pipeautée et clownesque dans ce que ces termes ont de plus tragiques.

    Lire la suite

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La dictature personnelle est revenue en Chine

    Ça y est, il n’y a plus aucune réserve, la dictature personnelle est revenue en Chine.

    Il y avait déjà celle, collective, du Parti communiste mais, celui-ci échaudé par le régime maoïste et son culte de la personnalité avec, à la clé, ses dizaines de millions de morts, ainsi que par sa faillite totale, tant économique que sociale et sociétale, avait voulu empêcher le retour d’un «guide de la révolution» ou d’un «leader maximo».

    Et bien, Xi Jinping est en train de faire sauter ce dernier verrou qui ne permettait pas à un premier secrétaire du PC (et, par ailleurs, président de la république…) de faire plus de deux mandats de cinq ans.

    Lire la suite

  • De la foutaise des «démocraties illibérales» et du danger d’appeler des régimes autocratiques comme tel

    La démocratie républicaine, dans l’acceptation du terme au XXI° siècle, ce n’est pas seulement le droit de vote et le pouvoir de la majorité, ce sont aussi les droits de l’humain («droits de l’homme») ainsi que les droits de la minorité, ce que les anglo-saxons appellent aussi les «libertés civiles».

    Sans eux, pas de vraie liberté, donc pas de vraie démocratie.

    C’est une évidence que partagent tous les défenseurs de la démocratie républicaine, dont les centristes.

    Lire la suite

  • La bioéthique ne peut être qu’humaniste

    Or donc nous entrons à partir d’aujourd’hui dans les «Etats généraux de la bioéthique» qui vont, jusqu’au 7 juillet prochain – avant un rapport rédigé cet été en vue d’une loi pour le premier trimestre 2019 –, poser un certain nombre de questions sur des pratiques, des techniques et des données qui concernent la personne par rapport à des questions de société fondamentales et des situations bouleversées par les progrès de la science, notamment médicale mais pas seulement.

    Rappelons que la bioéthique, dont le champ d’intervention concerne «la médecine et la recherche utilisant des parties du corps humain», «vise à définir les limites de l’intervention de la médecine sur le corps humain en garantissant le respect de la dignité de la personne et a pour objectif d’éviter toute forme d’exploitation dérivée de la médecine (trafic d’organes, clonage humain…)» selon la définition officielle.

    Lire la suite

  • Avec le choc «Trump», la démocratie face à ses contradictions et ses faiblesses

    La tentation totalitaire et populiste des peuples est une donnée récurrente de l’histoire de l’Humanité.

    Comme si la liberté inquiétait de par l’éventail de ses possibilités et que la servitude rassurait de par l’indication d’une seule et simpliste vérité à suivre.

    Comme si l’individu préférait que l’on flatte ses défauts plutôt que d’encourager ses qualités à s’exprimer.

    Comme si le peuple préférait croire aux mensonges pour ne pas se confronter à la réalité.

    Comme si le refus d’une éthique était tellement plus reposant que la responsabilité.

    Dans le même temps, il faut constamment rappeler aux populations des démocraties républicaines que le régime de la liberté n’est pas «naturel», au sens où la liberté dans la sécurité n’est pas l’état naturel des êtres humains.

    Et si le libéralisme a parlé de «droits naturels» notamment à propos de la liberté, il s’agit d’affirmer que comme tout individu est égal à un autre à sa naissance, il possède des droits constitutifs de celle-ci que la société doit lui garantir.

    Lire la suite

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie est en danger

    Les adversaires de la démocratie républicaine n’aurait pu rêver meilleur argument et objet de propagande: à la tête de la plus grande et plus vieille démocratie du monde, celle où toutes les élections se sont toujours tenues en lieu et en heure, se trouve un clown dangereux que l’on savait menteur, incompétent, cupide, raciste, égotiste et malhonnête mais que l’on découvre – selon bien des spécialistes, des observateurs et d’anciens alliés – crétin (au sens littéral du terme), incapable, paranoïaque, inculte et peut-être mentalement dangereux.

    Quand un général américain fait une déclaration publique fracassante indiquant que si Donald Trump lui donnait l’ordre de lancer des missiles nucléaires, il n’obéirait pas, on peut raisonnablement se poser des questions sur le personnage et ressentir une certaine angoisse.

    Mais la question principale qui se pose, et pas seulement aux Etats-Unis, c’est comment peut-on protéger la démocratie républicaine contre l’élection d’un Trump.

     

    Lire la suite

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. On ne joue pas avec la fragilité de la démocratie

    On entend souvent cette idée reçue selon laquelle la démocratie serait assez forte pour se confronter à tous les dangers qui la menacent qu’ils soient internes ou externes.

    Et ceux qui la propagent, ajoutent que si tel n’est pas le cas, elle n’est donc pas légitime puisque ne recueillant pas le consensus du plus grand nombre qui lui permettrait de résister à toutes les agressions à son encontre.

    Leurs affirmations sont mensongères ou, plus généralement, des erreurs monumentales qui sont en train de menacer de destruction les démocraties républicaines à travers le monde.

    Lire la suite

  • Trump-Le Pen: La démocratie républicaine en danger

    Quand je dis que Donald Trump et Marine Le Pen sont des dangers pour la démocratie républicaine, ce n’est ni de la rhétorique électorale, ni de l’alarmisme médiatique.

    Les récents propos de la présidente du Front national sur le promoteur newyorkais lors d’une interview sur CNN montre bien à quel point leurs cibles prioritaires sont les candidats républicains, ceux qui se battent pour la démocratie et refusent la haine et l’intolérance que ces deux populistes démagogues aux idées détestables véhiculent.

    Se battre pour éviter que Donald Trump soit le prochain président des Etats-Unis, c’est aussi se battre pour que Marine Le Pen soit la prochaine hôte de l’Elysée.

    Lire la suite