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liberté

  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie peut-elle gagner son pari sur l’humain?

    Des Allemands en transe lors des apparitions en public d’Hitler, des Russes effondrés par la mort de Staline, des Chinois brandissant jusqu’à l’épuisement le petit livre rouge de Mao, nous avons tous ces images historiques perturbantes en tête et qui font froid dans le dos.

    Mais aujourd’hui quand on voit des Nord-Coréens faire les louanges de Kim Jon-Un, des Russes faire de même pour Vladimir Poutine et des Chinois extatiques à propos de Xi Jinping, un étrange malaise me prend.

    Et quand on entend des Américains nombreux affirmer que Donald Trump est proche du peuple, qu’ils le recevraient chez eux pour passer une bonne soirée autour d’une bière et d’un petit plat préparé maison, on se dit que ce ne sont pas seulement les peuples des dictatures et des autocraties, parfois contraints par la force ou la menace, voire la peur, à l’extase de leur dirigeant suprême qui posent problème et que, même dans les démocraties rôde l’infâme.

    Et ce ne sont que quelques exemples que l’on pourrait multiplier presque à l’infini.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Oui, il y a des idéologies que la démocratie doit combattre

    Ni Wei ou Lin, ni Mohamed ou Yasmine, ni Jacob ou Tal, ni Jean ou Marie, ni Mamadou ou Amina, ni Aarav ou Priya, ni Hiroki ou Yuka, ni tel ou tel être humain, ne sont ontologiquement anti-démocrates.

    Que ceux-ci soient blancs, noirs, jaunes, rouges, marrons ou mélangés ne les prédispose pas à porter en eux les gènes du totalitarisme.

    Qu’ils habitent l’Europe, l’Afrique, l’Asie, l’Amérique ou l’Australie n’implique aucunement qu’ils naissent admirateurs de chefs autocrates ou qu’ils nourrissent des pensées totalitaires.

    Aucun(e) n’est un(e) ennemi(e) de la démocratie a priori.

    Mais les idéologies auxquelles ils ou elles peuvent être exposés puis souscrire, qu’ils ou elles peuvent soutenir, qu’ils ou elles peuvent faire leur, elles, peuvent l’être.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie nécessite un peuple démocratique

    Sans cadre démocratique pas de démocratie, dit-on fort justement.

    Mais cette sorte de tautologie se double d’une autre: sans peuple démocratique pas de démocratie.

    Il ne suffit pas de décréter la démocratie, ni même de la mettre en place si le peuple refuse de l’appliquer.

    C’est d’autant plus vrai dans notre XXI° siècle commençant.

    Non seulement il faut un peuple qui adhère à l’idéal démocratique, à ses règles, à ses principes et à ses valeurs, mais un peuple qui pratique effectivement et concrètement la démocratie.

    Or, force est de constater que ce n’est pas toujours le cas, loin de là.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. La démocratie, c’est le respect de l’humain

    On voit bien que les vieilles définitions de la démocratie ne fonctionnent plus depuis quelques années.

    Ce n’est pas parce qu’elles sont devenues obsolètes avec l’évolution des sociétés démocratiques mais parce qu’elles étaient déjà, à l’origine, déficientes ou partielles.

    Elles oubliaient l’élément fondamental: l’humain.

    Oui, je sais, beaucoup vont me dire que l’humain est partout dans ces définitions, d’Aristote à Rawls, de Spinoza à Rousseau, de Locke à Hegel.

    Mais, d’une part, cet humain demeurait très souvent désincarné, comme un critère ou une référence, un fondement objectivé plus qu’un sujet.

    Et, d’autre part, l’assise qui était choisie était ses droits (et ses devoirs) naturels ou non.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Le monde bascule lentement mais sûrement de l’autre côté du miroir

    Cela fait longtemps maintenant que, comme centriste, mondialiste, européen, démocrate, républicain, pacifiste et humaniste, je vois avec effroi et que je dis sans relâche que le monde va de plus en plus mal, qu’il retourne lentement vers ses démons d’un passé pas si lointain pour ses derniers soubresauts qui semblent être des crises qui se déroulent trop souvent ou, pire, qui sont la «normalité», ce qui serait «extra ordinaire» (avec un espace entre les deux termes) serait la période que nous avons vécu, en Europe de l’Ouest et plus généralement en Occident de la fin de la Deuxième guerre mondiale au début du deuxième millénaire, la démocratie républicaine dans la paix et la prospérité.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Unir et réunir dans un monde tourmenté, le défi prométhéen du Centrisme

    Unir (dans son pays), réunir (au niveau international) a toujours été une préoccupation des centristes, un objectif du Centrisme et un challenge pour le Centre face à une société depuis toujours en conflit avec elle-même et un monde où la loi du plus fort fait le plus souvent office de droit international.

    C’est encore plus vrai dans ce début de XXI° siècle troublé où, après avoir enfin puis vainement espéré que les valeurs humanistes imprègnent l’Humanité toute entière, c’est le retour à l’égoïsme et l’irresponsabilité chez les individus ainsi qu’à la force des muscles et la pensée primaire unique chez les nations, le tout dans un populisme dévastateur qui menace de tout emporter comme aux plus sombres heures de l’Histoire humaine, en particulier ce XX° siècle où la violence et la mort ont rôdé constamment et que nous croyions avoir quitté à jamais pour ce qui est de sa propension à détruire et à s’autodétruire.

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  • Macron, un dictateur?!

    Il a beau parler de liberté et de démocratie partout dans le monde (sauf lors de son voyage en Chine malheureusement), Emmanuel Macron est accusé par la Droite et la Gauche ainsi que par les médias qui leur sont affiliés (Le Monde, Le Nouvel Obs, Valeurs Actuelles, Le Figaro, Marianne, franceinfo, BFMTV, etc.) d’être un apprenti dictateur à la manière de Franco et Salazar à tout le moins un autocrate dans l’âme à l’image d’un Poutine ou d’un Erdogan dont le seul but serait le pouvoir solitaire.

    C’est, bien sûr, le fameux Jupiter, le roi des dieux selon les Romains (la latinisation du Grec, Zeus), surnom dont l’affuble continuellement ses opposants.

    Mais ce sont aussi toutes les interrogations sur son pouvoir personnel, sur l’inutilité des ministres dont le premier d’entre eux, Edouard Philippe, sur sa manière de gouverner, etc.

    Et, cerise sur le gâteau, il n’a fallu que quelques imbéciles le traitent de dictateur pour que certains journalistes en profitent pour poser ouvertement la question…

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Oui, le populisme démagogique et extrémiste est toujours un danger en France

    L’élection d’un centriste – ou centro-compatible – nous a fait oublier une donnée importante de l’élection présidentielle de 2017.

    Au premier tour, les candidats populistes démagogues et extrémistes avaient réuni sous leurs noms et leurs diatribes anti-démocratie républicaine 49,62% des suffrages exprimés (dont 21,30% pour Marine Le Pen et 19,58% pour Jean-Luc Mélenchon), un pourcentage énorme, qualifiant une des leurs pour le second tour.

    Et si la candidate de cette mouvance aux alliances objectives parfois étonnantes n’a réalisé que moins de 34% des voix en finale face à Emmanuel Macron, ce populisme dangereux n’a pas abdiqué et se retrouve aujourd’hui dans la réaction souvent violente, non seulement aux réformes qui sont en train d’être adoptées, mais dans la contestation même de la démocratie républicaine, des résultats des élections démocratiques et de l’ordre républicain, tout ce qui fonde la base du pacte social de notre société et de notre capacité à vivre ensemble.

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Pour Emmanuel Macron, la réforme et la révolution «en même temps»?

    Beaucoup d’observateurs, dont moi-même, ont trouvé dans la rhétorique révolutionnaire d’Emmanuel Macron, un abus de langage, voire un abus idéologique.

    Annoncer la réforme, aussi profonde soit-elle, comme une révolution alors que celle-ci se caractérise de celle-là dans sa volonté de changer la société mais pas de société, est une sorte d’anachronisme.

    Comment le Président de la république peut-il associer deux termes qui semblent, sinon antinomiques, en tout cas qui recouvrent deux réalités différentes?

    Et là, à l’occasion des «commémorations» médiatiques du cinquantenaire de mai 68, on lit, dans une contribution philosophe Paul Ricœur, grand inspirateur du macronisme, datant de l’époque des événements et publiée dans le quotidien Le Monde que «nous sommes entrés dans un temps où il faut faire du réformisme et rester révolutionnaire».

     

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  • L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Mars, triste mois du sacre de deux empereurs

    En Chine, Xi est devenu président et premier secrétaire du parti communiste pour cinq ans avant de le devenir à vie à la fin de son second mandat grâce à la réforme de la Constitution qu’il a fait voter et qui lui permet de se représenter indéfiniment, ce que personne n’en doute.

    En Russie, Poutine, grâce à la manipulation de la Constitution est au pouvoir depuis dix-huit ans et pourra le demeurer à vie après une nouvelle présidentielle pipeautée et clownesque dans ce que ces termes ont de plus tragiques.

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